Première médicale en Suisse : une fillette de 12 ans a été soignée grâce à la prescription… d’une interdiction de jouer à la console ! C’est le premier cas d’une nouvelle affection nommée “Palmare PlayStation Hidradenitis”. Suite…
Publicitaires et professionnels de l’audiovisuel s’engagent à « promouvoir » de bons comportements nutritionnels. L’interdiction de la pub pour “la malbouffe” dans les programmes jeunesse est-elle toujours d’actualité ? Suite…
Ainsi, Robert Crauste prend son bâton de pélerin et ses présentations sous « power.point » et s’en va prêcher auprès des diverses collectivités, des services sociaux, des professionnels de santé et autres acteurs de la jeunesse. C’est dans l’une de ces manifestations visant à identifier et diffuser les meilleures initiatives et à favoriser les coordinations formelles et informelles, que nous l’avons rencontré, à Clermont-L’Hérault. Un point rassurant était d’ailleurs de vérifier dans l’assistance qu’il y avait bien conscience et mieux, richesse de réactions, à ce portrait chiffré de la jeunesse régionale.
Ni surdité, ni aveuglement, ni politique de l’autruche, au contraire connaissances des réalités en rapport, et préoccupation devant tels ou tels aspects, singuliers ou conjugués (débordements de l’alcool, suicides se multipliant, scènes de la misère…) A l’évidence, nul ne dispose de baguette magique, mais nul ne détourne non plus les yeux, en se contentant par exemple des données de la « qualité de vie selon les sexes » de la même étude, globalement positives sur les critères de santé physique, mentale et sociale, et même en « santé perçue ».
Grand chantier, petit budget
Même si le budget global reste modeste, la politique naissante du Conseil régional stimule de nombreuses actions, fait tâche d’huile et induira une dynamique (la mise en réseau des professionnels de tous ordres est une des priorités engagées). Peut-il faire plus qu’aiguillonner, soutenir, articuler ? A voir sur les prochaines années, dans le contexte ambiant. A comparer aussi, sans doute, avec les actions… (ou inactions ?…) d’autres régions.
L’étude réalisée en collaboration avec l’Observatoire régional de la santé, a été menée sur trois échantillons représentatifs : 1.500 jeunes suivis dans 17 missions locales ; 900 apprentis de 28 centres de la région ; 1.100 étudiants de 1ère année inscrits dans les cinq universités du Languedoc-Roussillon. Véritable « Diagnostic santé », sur les thèmes du bien-être, de la vie affective et sociale, des addictions et de la nutrition, elle a été conduite en 2007/2008 non pas simplement pour elle-même… mais pour permettre la mise en place d’une action. D’abord un appel à projets ; puis l’établissement d’un programme et, finalement, un travail dans la continuité avec les associations, lycées, centre d’apprentis et les missions locales jeunes. Ce travail de terrain portera évidemment ses fruits dans la durée.
Attention, ça casse!
Au final, en 2008, au titre de la Santé jeunesse, un million d’euros en subventions a été distribué par le C.R. touchant 44 associations, douze centres d’apprentissage, soixante-trois lycées, un service de médecine préventive universitaire, des missions d’insertion et points d’accueil pour l’écoute des jeunes… 97 actions d’éducation à la santé ont également été menées. Ce n’est pas rien. Bien être, lutte contre les addictions et information sur la sexualité sont les trois plus gros postes. Mais maître d’oeuvre des lycées, le Conseil régional travaille avec eux en amont sur les questions de diététique et nutrition (introduction de produits bio par exemple).
A suivre donc. Tout comme, par détail, cette nouvelle expression, la « fragilité sociale »… sans doute appelée à se populariser : elle est peut-être plus parlante que la seule « précarité » qui désigne faussement un « état », comme s’il pouvait stable, équilibré. Faux statut pour ceux qui n’ont en pas vraiment, à la lisière de l’exclusion. Avant d’être banalisée à son tour, de devenir une expression creuse trop répétée et indifférente, la « fragilité sociale », et particulièrement pour des jeunes, fera peut-être réfléchir à cet avertissement implicite : « attention, ça casse »… Et ensuite… c’est bien lent, délicat, compliqué à réparer.
D.B.
Impact de la précarité : les jeunes renoncent aux soins!
« Nous avons eu aussi une volonté d’approche sociale sur les problèmes de précarité, » ajoute Robert Crauste. Les jeunes en difficulté sociale sont une priorité du Conseil régional.
Et là aussi, la collectivité territoriale désirait un point d’appui chiffré et solide pour pouvoir « se mettre en phase avec la réalité des besoins » dans un contexte économique difficile (il apparaît plus sombre encore depuis les rebondissements et conséquences de la crise financière…)
De ce côté, la fracture est claire entre ceux qui sont étudiants (mais 15% de précaires tout de même) et les apprentis (44%), les jeunes en CAP-BEP (62%)… puis surtout les jeunes en insertion (74%) et enfin les jeunes sans qualification (…80% !)
Faim et absence de soins
Vérification de ce même contraste dans les réponses à la question : « y a-t-il des périodes dans le mois où vous rencontrez de réelles difficultés financières à faire face à vos besoins ? » C’est le cas pour 74% des jeunes en insertion et pour 23% des étudiants. Signe critique : 44% des « sans qualification » ont connu au moins une fois « la situation de ne pas manger à sa faim ou de devoir demander de l’aide ».
Chiffre inquiétant au croisement de la précarité et de la santé, près de 23% des filles ont renoncé aux soins médicaux et 19% des garçons - c’est par exemple le cas pour un jeune sans qualification sur quatre et un étudiant sur sept.
« Même si nous avons hérité d’une situation économique difficile, tout cela n’est pas lié seulement au contexte régional », rappelle avec justesse Robert Crauste qui souligne toujours, avant tout, le volontarisme politique à l’oeuvre (voir, par exemple, cette bibliographie).
Affronter la réalité
Savoir pour faire face, en somme. Pas de considération politicienne, alors même qu’il est le messager de mauvaise nouvelle et qu’il pourrait toujours renvoyer la balle ailleurs. Juste un satisfecit mais raisonné : « Au vu de cette étude, précisément parce que ses résultats sont pesants, nous vérifions que nous avons bien fait de nous engager. Elle nous permet de nous d’affronter les réalités des problèmes et les besoins. »
Une démarche qui intéresse également à l’étranger et dont on notera l’intersection régionale à nouveau vertueuse, avec ce sujet difficile et rarement pris en compte de front : le suicide.
L’Office fédéral allemand pour la protection contre les radiations (Bsf) annonce que les fréquences des téléphones portable n’ont pas d’effets sur la santé des jeunes, en tout cas sur une période 24 heures. Suite…
Pour faire la fête, pour s’amuser, par ennui ou par défi, pour faire comme les autres, de plus en plus de soirées sont très arrosées. Beaucoup trop. Le but est boire beaucoup, le plus vite plus possible, pour atteindre une ivresse intense. C’est le « binge drinking » ou la « biture express ». Le lendemain, on raconte les « exploits » dont on se souvient, c’est le black out total ou on préfère oublier ce qu’on a fait. Jusqu’au moment où tout dérape. « Super biture, mon enfer dans le binge drinking », est le témoignage dur et touchant d’Hugo L. qui paraît jeudi prochain. Il nous invite à réfléchir sur les conséquences dramatiques de cette pratique que l’on préfère croire anodine. Hugo, 17 ans au moment des faits, a goûté aux dangers de la « biture express ». Aujourd’hui, encore meurtri par son expérience, il ne souhaite pas être reconnu. Quels sont les dangers réels qui se cachent derrière ces bitures express ?
« Je ne suis pas alcoolique, je le sais, je le sens. Moi je ne fais que m’amuser. » Suite…
L’enquête du Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (Csrsen) de l’Union Européenne est alarmante : 5 à 10% des utilisateurs de baladeurs MP3, soit 2 à 10 millions d’européens, risquent des pertes auditives irréversibles. L’utilisation d’un baladeur devient dangereuse quand on règle le son trop fort et que l’on écoute sa musique pendant plus d’une heure par jour pendant au moins 5 ans.
La Ministre de la Santé a annoncé lundi 22 septembre que le numéro de téléphone du Fil Santé Jeunes était simplifié pour être retenu plus facilement. Désormais, inutile de composer le 0800 235 236, il suffit d’appeler le 32 24. L’équipe composée de médecins et de psychologues écoute, répond aux questions et vous conseille 7 jours sur 7, de 8h à minuit, dans le respect de l’anonymat. Les modalités d’’expérimentation de la gratuité de l’accès de ce numéro vert aux téléphones portables sont en cours d’organisation. Cette plateforme téléphonique traite environ 300 000 appels par an. Fil Santé Jeunes
De mars à juin 2006, 7154 élèves français de 11, 13 et 15 ans ont répondu anonymement au questionnaire de l’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC). Menée tous les 4 ans, cette enquête permet de se faire une idée des comportements des jeunes vis-à-vis de leur santé, à travers les réponses qu’ils ont bien voulues faire… En 2006, 41 pays ont participé. L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) a publié un résumé des principaux résultats français. Curieux de savoir qui sont les champions du sport ou les plus grands mangeurs de fruits et légumes ? Suite…
C’est l’un des enseignements des résultats français de l’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) sur les comportements des jeunes de 11, 13 et 15 ans issus de 41 pays. Plus de 7000 enfants français ont été interrogés. Suite…
C’est vrai si on parle de sorbets ! Les sorbets aux fruits (attention pas des arômes de synthèse) conservent une part des micronitruments des fruits d’origine. Ceux les plus riches en vitamine C et en pigments antioxydants qui aident notre corps à se défendre contre les rayons du soleil sont les sorbets à base de mangue, abricot, cassis, cerise, framboise, kiwi, mûre, mandarine, myrtille, papaye, pêche et prune. Cela dit, le fruit apportera toujours plus de vitamines nature qu’en sorbet…
Tu veux évoquer un sujet sur la nutrition et l’adolescence, tu aimerais témoigner… écris-nous !
Tu veux te tenir au courant l’actualité du bloob, utilise le flux RSS.
Tu veux parler, écouter, dialoguer, croiser ton expérience avec d’autres et obtenir des conseils pour des questions de santé… as-tu pensé aux forums ?
Tu veux commenter un article, y apporter ta touche, ton éclairage, ta sensibilité, n’hésite pas : utilise les zones commentaires. Et si tu veux contacter le bloob, clique ici : )