Rallye de la nutrition

publicite 8 minutes pour choisir dans une épicerie les aliments qui composent un déjeuner équilibré. C’est l’idée originale proposée à l’occasion du Mois de la Nutrition par des nutritionnistes de quatre Centres de santé et de services
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Fast food, école et obésité

panino con hamburgerSelon l’étude des économistes des universités de Columbia et Berkeley (Etats-Unis), la présence d’un fast-food dans un rayon de 150 mètres autour d’une école augmenterait le taux d’obésité d’au moins 5,2% parmi les élèves.


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Fruits et légumes pas chers !

vibrant vegetables and fruitsLes fruits et légumes sont-ils trop chers demande Interfel, interprofession de la filière fruits et légumes frais ? Non, “ne nous trompons pas de combat ». C’est au consommateur d’arbitrer entre un kilo de légume et un jeu de grattage à 2 €.
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Du poisson, pourquoi et comment ?

Tranches de saumon

Dans le poisson tout est bon ? Les sushis c’est sans soucis ? Que savez vous des bénéfices et risques  liés à la consommation de produits de la pêche et de l’aquaculture ? L’exposition « Mangez du poisson, pourquoi ? Comment ? » de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) répondait à de nombreuses questions à l’occasion du Salon international de l’agriculture qui s’achevait hier.
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Du poisson, pourquoi et comment ? (Suite)

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Tranches de saumon

Bienfaits du poisson

Autres avantages nutritionnels des poissons, ils sont riches en oligoéléments et notamment en iode, indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Une carence en iode peut entraîner une hypothyroïdie (la thyroïde est trop grosse) qui se manifeste notamment par de la fatigue, une déprime et une prise de poids… On en trouve surtout dans les mollusques (moules et huîtres) et les crustacés (crevettes, homards, langoustes) mais aussi dans les poissons de mer. Attention, ne passez pas au tout poisson pour autant, seul un médecin est à même de poser un diagnostic ! D’autant que l’excès d’iode n’est pas recommandée non plus, elle peut aboutir à une irritabilité, des insomnies etc. Encore une fois, seule une alimentation variée apporte à notre corps tout ce dont il a besoin.

Parmi les autres vertus nutritionnelles des  poissons, notons qu’ils nous fournissent également d’autres oligoéléments comme le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor, participent à nos apports en vitamines A, B et D, et qu’ils sont également une source de  minéraux comme le phosphore. Est-ce à dire que dans la poisson tout est bon ? Et bien non !

Il est frais mon poisson !

Le rôle de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est d’évaluer « la balance bénéfices / risques liée à la consommation d’aliments » avec comme objectif la sécurité des consommateurs. Or les poissons… pas frais ou mal conservés peuvent, comme de nombreux aliments, présenter des risques pour la santé. Il faut être particulièrement vigilant avec le poisson cru.  Les viscères des poissons notamment peuvent contenir des vers parasites à l’origine d’une maladie parasitaire de l’intestin ou de l’estomac,  l’anisakiase. On ne recense que 2500 cas par an au Japon, le pays du sushis et seulement une vingtaine de cas par an en Europe et 10 aux Etats-Unis. En cas de doute sur la fraicheur, ne mangez pas le poisson ou faites le simplement cuire.

L’afssa, si elle met en avant dans son exposition les bienfaits du poisson et de ses omégas 3 notamment dans la prévention des maladies cardiovasculaires, elle rappelle que l’essentiel demeure d’adopter « une alimentation variée et équilibrée combinée à la pratique d’une activité physique ». D’autant que varier les espèces de poissons et consommer du poisson d’élevage ou sauvage qui ont les mêmes qualités nutritionnelles permet de contribuer à la protection des espèces de poisson. Depuis les années 70, les stocks mondiaux de poissons sont en baisse. Manger diversifié participe aussi à la gestion raisonnée des ressources naturelles de la planète.

A lire sur le Bloob
Manger intelligent ?
Omégas 3 et 6, des planètes ?
Documentation complète sur le site de l’Afssa
Photo © Karl Bolf - Fotolia.com
 

40% des cancers évitables

vibrant vegetables and fruitsLe rapport du Fonds mondial de recherche sur le cancer estime qu’une meilleure alimentation et plus d’exercice physique permettrait d’éviter 43% des cancers du côlon et 42% des cancers du sein dans les pays développés.
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Tounian, l’explosif! - suite -

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A ce point, en tous cas, par effet en retour
a) La question de l’obésité ne se posant pas pour les non-prédisposés, ils n’auraient pas d’intérêt aussi marqué à la “bonne” conduite, ni non plus de mérite pour leur résistance à l’épouvantail épidémique de l’obésité… puisqu’ils n’en sont pas menacés CQFD?
b) Ils n’ont pas plus de légitimité de jugement face à l’obésité. (En revanche, là où ils déjugent l’humanité d’autrui par la force de messages « serinés », comme autant de mauvais exemples personnifiés du « trop gras, trop sucré, trop salé », on devrait sans doute leur apprendre à ne pas juger en tout noir, ni tout blancmais peut-être un peu en… Tounian ?)

Tertio,  la “mauvaise” approche du sujet renforce en cercle vicieux la stigmatisation, la culpabilisation, la discrimination, et surtout la souffrance et le désespoir… ceci alors que la prise en charge de la pathologie est complexe, qu’elle exige volonté, soutien, durée, multiples intervenants etc. Les préjugés démolissent l’estime de soi. Les grands messages embrouillent, déstabilisent et poussent à l’erreur des parents qui se sentent eux-mêmes déjugés, montrés du doigt, “mauvais parents“.

Et ce chrono de la satiété ?

squelette-bagarreUne fois le sujet replacé dans sa perspective, le professeur Tounian répond : « Hélàs, ça n’a pas d’intêrêt sinon à court terme. Pour des ados qui ont des pratiques alimentaires courantes et qui ne sont pas prédisposés génétiquement à l’obésité, l’éventuel contrôle ou la restriction sur un repas sera automatiquement compensée sur d’autres, sur plusieurs jours. Ce phénomène de lissage, d’égalisation à long terme, s’illustre aussi dans l’autre sens. Si l’on force sur son appétit, on aura momentanément une prise de poids mais elle disparaîtra dans les semaines suivantes.  Les 13 kilos pris en six semaines à force de hamburgers dans « Supersize me »  ont fondu après l’expérience. On avait vu le même retour au poids naturel après une étude sur mille cas, il y a 20 ans. On peut rajouter que chez les ados en particulier, l’addition de courts termes ne fait pas un long terme. Mais avec des ados prédisposés génétiquement à l’obésité, le phénomène est inverse : il n’y a pas de retour à l’équilibre, mais accumulation, et programmation pour cela ; ce facteur de la génétique est encore souligné par l’étude récente qui a identifié de nouveaux gènes, en soulignant que le poids est bien régulé au niveau du cerveau. Dans ce cas, si l’on est prédisposé, on peut prendre en compte ce délai, manger lentement pour attendre le début de cette sensation de satiété et donc se restreindre plus facilement. »


Aux obèses de s’adapter

tele-casser(… texte suite …) Les « propositions autoritaires » et les grands débats-déballage (malbouffe, grande distribution, publicité etc) qui se multiplient, finissent par inverser les questions jusqu’au leurre, alors que c’est aux obèses, selon Patrick Tounian, « de s’adapter à leur environnement plutôt que d’imaginer que l’inverse soit possible ».
Pour maigrir, pas de miracle, d’une manière ou d’une autre, il faut « se restreindre ». « Et lorsqu’on se restreint, il est normal qu’on ait faim. »

soupe-cuisinierY a-t-il cercle vicieux : souffrance individuelle, souffrance par la pression de la société, souffrance encore du combat contre l’obésité ? Trop de questions, de sujets, d’incidences sur divers thèmes (par exemple « éducation » et « nutrition », risques de carences etc… voir vidéo).

En tous cas, le professeur Tounian se bat pour faire reconnaître cette « souffrance des enfants obèses et de leur famille ». Et c’est important car elle est essentiellement tûe. On aimerait le voir plus souvent dans les grands médias et les débats, défendre sa position à la fois singulière et incisive…
Tout en demandant un « moratoire sur la prévention collective », il en appelle à la prévention précoce et ciblée ainsi qu’au développement et à la réorientation de la recherche.

D.B.

Pour aller plus loin, quelques débats : ici à l’Association des journalistes médicaux, ici sur le site Cuisine collective,  et quelques articles récents dont celui du Télégramme de Brest et particulièrement celui de La Croix

Pour une égalité avec la lutte contre le cancer ou Alzheimer

Pour finir, un extrait du livre « Obésité infantile - on fait fausse route ! ». Précisément, les dernières lignes avant la conclusion… Tout n’y est pas de la même tonalité. Mais en y lisant une expression comme « génération sacrifiée », p.128, prêtée à des autorités ou sommités non identifiées, on se demande tout de même s’il ne vaudrait pas mieux laisser l’artificier “manier sa propre poudre“… pour en savoir le fin mot.
troll« Avez-vous remarqué que les nombreuses commissions créées pour lutter contre l’obésité travaillent beaucoup sur la prévention mais consacrent bien moins de temps à réduire la souffrance des obèses d’aujourd’hui ? Lorsqu’on les interroge, ils se défendent parfois d’un air embarassé en affirmant que les obèses actuels sont une génération sacrifiée pour laquelle on ne peut plus faire grand-chose. Les plans consacrés au cancer ou à la maladie d’Alzheimer ont avant tout visé à promouvoir la recherche et rendre moins pénible le quotidien des patients. C’est un excellent exemple à suivre. »
Hum… professeur TNT ?

Obésité infantile, on fait fausse route - Professeur Patrick Tounian (avec Safia Amor) - Bayard, Aux côtés des enfants - avril 2008 - 15€
Première publication le 23/02/09
 

Poids, nutrition et cancer

PommeL’Institut national du cancer (Inca) publie une brochure pour les professionnels de santé. Le surpoids est un facteur de risque et une alimentation équilibrée permettrait au contraire de réduire de 30% le nombre de cancers.
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Goût-Nutrition-Santé

Le quatrième Congrès international Goût-Nutrition-Santé se tiendra du 18 au 20 mars à Dijon. Organisé par le Pôle de compétitivité Vitagora®, le thème du Congrès de cette année est “de la naissance à la sénescence”.
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Pour ou contre le nutella ?

nutella

Un petit pot de Nutella

Accro au nutella ? Quand on regarde l’étiquette des valeurs nutritionnelles de la star des pâtes à tartiner, on n’en pense pas grand chose… On sait juste, parce que tout le monde le dit, qu’il ne faut pas en abuser. Notre diététicienne, Anna, a décrypté pour nous le nutella.

Pour 100g, c’est-à-dire un quart du pot de taille moyenne, tu prends 530 calories ! Le nutella est un produit gras – 31g de lipides – et très sucré – glucides 56g dont 55g de sucres soit 5 morceaux et demi de sucre. Une fois de temps en temps d’accord, mais tous les matins au petit déj, oublie. Réserve le nutella aux moments spéciaux : la chandeleur (sur une crêpe c’est vrai que c’est divin), le week-end, une soirée entre amis… Pense aussi au chocolat noir : pour 100g il y a 533kcal. Bien sûr, 3 calories de différence par-ci par-là, cela ne change pas grand chose en soi. La vraie différence, c’est que le chocolat, il faut le croquer ! Manger 100g de chocolat c’est mastiquer la moitié de ta tablette ! Alors que 5 cuillères à soupe de pâte à tartiner (5 x 20g), ça s’avale vite, sans qu’on s’en rendre compte.

Comment lire une étiquette ?

Nutella

Sur mon pot je lis : « Le petit déjeuner nutella*, 2 tartines de nutella, 1 bol de lait et un verre de jus d’orange, est très proche du petit déjeuner idéal recommandé par les nutritionnistes. 25% des besoins énergétiques de l’enfant. ». Première remarque d’Anna : « Non, on n’est pas très proche du petit déjeuner idéal ! ». Si je suis la petite astérisque après « petit déjeuner nutella », je trouve le détail : « 60g de pain, 30g de nutella, 100ml de jus d’orange pressé, 250ml de lait chocolaté ». Dans le tableau nutritionnel, tu trouves deux colonnes : pour 100g et pour ce menu très précis. Il faut donc se méfier des valeurs correspondantes et des pourcentages AJR, apports journaliers recommandés. Il n’y a que très peu de calcium dans 100 g de nutella. Surtout ne mange pas le quart du pot pour si peu de calcium, phosphore ou magnésium ! Le petit déj nutella apporterait 44% des AJR en calcium selon le tableau. Mais c’est uniquement parce qu’il comporte un grand bol de lait.

A quoi sert un tableau nutritionnel ?

C’est parce que le fabriquant met en avant des avantages nutritionnels, qu’il doit les détailler dans un tableau. Cette obligation légale devient un argument commercial pour vanter les propriétés du produit. Les tableaux sont compliqués à décrypter et du coup trompeurs. Si sur ta tablette de chocolat, on n’affiche pas le détail de l’apport en magnésium, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas ! “N’oublions pas que notre poissonnier ne nous présente pas de tableau nutritionnel pour ses poissons” souligne Anna… Pour faire le plein de phosphore, mieux vaut manger du poisson et pour ta dose de calcium rien ne remplace le lait. Moralité : le nutella n’est pas un produit équilibré (bien au contraire) et doit rester un petit plaisir occasionnel.

 

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