Quelles sont les conséquences de nos choix alimentaires sur la biodiversité, l’avenir de notre planète et finalement, égoïstement, le nôtre ? Et si votre fourchette pouvait faire la différence ? La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme a lancé un Eco-défi : répondre à 60 questions réparties en 3 niveaux pour tester nos connaissances sur les étapes qui, « de la mer à notre assiette, de la fourche à la fourchette », déterminent notre futur bien plus qu’on ne pourrait le penser…
Saurez-vous répondre à six d’entre elles ?
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Le quiz éco-défi de la Fondation Nicolas Hulot (suite)
4 - La part des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation s’élève à : 10%, 20% ou 30% du total des émissions mondiales ?
5 - La part de l’eau pompée à la surface du globe et utilisée par l’agriculture est de : 22%, 46% ou 73% ?
6 - Si un bœuf fournit 1 500 repas, combien pourraient en assurer les plantes à protéines utilisées pour le nourrir ? 3 000, 6 000 ou 18 000 repas ?
Les réponses, dans l’article !
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Le deuxième Plan national santé environnement s’articulera autour de dix mesures essentielles Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, en a donné les grandes orientations : qualité de l’air et lutte contre les inégalités environnementales, notamment. Les 62 propositions du rapport du Pr Marc Gentilini seront examinées et donneront lieu à des choix. La physionomie globale du PNSE2 sera connue d’ici fin mai.
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Comment reconnaître les produits bio et quelles sont les règles qui s’appliquent à ce type de produits ? Alors que la préservation de l’Environnement et la volonté de manger plus sain se développe, les français veulent-ils manger bio ?
Bio, ça veut dire quoi ?
L’agriculture biologique se distingue de l’agriculture traditionnelle par son mode de production dicté selon des principes stricts de respect des écosystèmes et des ressources naturelles. On n’utilise ni produits chimiques de synthèse ni organisme génétiquement modifié (OGM). Les agriculteurs s’engagent notamment à sélectionner des variétés végétales adaptées à leur région et à son sol et à respecter le rythme des saisons. Pas de fraises en hiver ! Les sols sont fertilisés principalement avec du compost issu de la ferme, c’est-à-dire des déchets organiques décomposés, ou complétés par d’autres engrais naturels. Les engrais et désherbants chimiques sont interdits. Par exemple, plutôt que d’utiliser un insecticide, on introduit des prédateurs comme les coccinelles qui se chargent de manger les pucerons.
Les éleveurs nourrissent leurs animaux avec des pâturages et aliments bio, eux aussi cultivés sans produits chimiques de synthèse, et limitent le nombre d’animaux au mètre carré pour réduire notamment la pollution des sols et des eaux que les animaux peuvent générer. Pas de poulets élevés en batterie! Tout le processus de transformation des produits bio doit ainsi être réalisé avec des procédés et méthodes biologiques. Pour toutes les étapes, les agriculteurs sont tenus de respecter « un cahier des charges rigoureux qui privilégie les procédés non polluants, respectueux de l’écosystème et des animaux » précise l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique ou Agence BIO, un groupement d’intérêt public (GIP) créé en 2001. Cette structure associe des organismes publics et notamment les ministères de l’agriculture et de l’écologie et des partenaires professionnels.
Comment reconnaître les produits bio ?
Les produits bios se reconnaissent grâce au label AB et à sa mention réglementée « issu de l’agriculture biologique ». Ce label, délivré par des organismes agréés, garantit que l’aliment est composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique (hors eau et sel), « la part restante n’étant pas disponible en bio et expressément autorisée » souligne l’Agence BIO et« seuls des additifs ou auxiliaires autorisés en agriculture biologique peuvent être utilisés ». Seule limite, la certification est une démarche volontaire, des produits non certifiés peuvent ainsi être bio et notamment la production du maraicher du marché du coin. Par ailleurs, des produits bio peuvent venir de chez nos voisins européens. A partir du 1er juillet 2010, le logo européen sera présent sur les emballages qui peuvent aujourd’hui afficher des labels nationaux comme par exemple « Biogarantie », le label belge.
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Les français veulent du bio !

Campagne de l'Agence BIO
86% des Français pensent qu’il faut développer l’agriculture biologique selon le Baromètre 2008 de l’Agence BIO. Ce sondage, réalisé en octobre auprès de 1050 personnes montre que l’image des produits bio est très positive : pour 90% des français les produits bio sont « plus naturels car cultivés sans produits chimiques », ils « contribuent à préserver l’environnement » (89%), sont « meilleurs pour la santé » (84%) et pour 75% des français les qualités nutritionnelles des aliments bio sont mieux conservées que ceux des produits non biologiques.
Mais en consomment-ils ?
Ce n’est pas pour autant que les français sont tout passés au bio. Toujours selon cette même enquête, 44% des Français consomment un produit bio au moins une fois par mois, 23% au moins une fois par semaine et, parmi ceux-ci, 8% tous les jours. Si le bio se développe puisque 21% des consommateurs acheteurs bio disent en consommer depuis moins de 2 ans, les produits classiques ont encore la côte. Pourquoi cet écart entre image du bio et consommation ? Peut-être le prix ? Seulement 39% des français considèrent qu’il est normal de payer plus cher un produit biologique et en moyenne ils sont prêts à payer 12% de plus.
Première remarque, ce n’est évidemment pas parce que l’on mange bio que l’on mange sainement ! Il ne suffit pas d’acheter bio pour manger équilibré même si prêter attention à ce que l’on met dans son assiette favorise la réflexion sur ce que l’on mange… La question du coût reste centrale même si certains pensent que manger bio ne coute pas plus cher parce qu’en cuisinant on réalise des économies car on limite le nombre de produits préparés achetés.
Faudrait-il imaginer des prix aidés par le gouvernement pour développer le bio ou accepter que les modes de production soient intensifiés au risque de perdre en route une partie des engagements de l’agriculture bio ?
A lire sur le bloob
Faut-il craindre les pesticides ?
Photos © agence du BIO
publié le 16 mars 2009 dans Non classé
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