Une cantine trois étoiles ! (….suite)
« Comment convaincre les jeunes qu’il n’y a pas que les frites ? » Telle est la question à laquelle le Conseil général de l’Hérault a décidé de se frotter, décidant de promouvoir une ouverture vers d’autres saveurs, d’autres produits, d’autres pratiques. « Il faut faire naître leur esprit critique dans le domaine alimentaire, » explique Pierre Maurel (interviewes), conseiller général qui s’est investi dans ce sujet, et également maire de Clapiers, commune de l’agglomération montpelliéraine qui abrite le Collège François Mitterrand.
Depuis 2007, les départements ont la compétence de la restauration scolaire. Et à l’image de la Haute qualité environnementale (label qui régit les bâtiments écologiques), le Conseil général de l’Hérault a décidé d’entamer cette croisade pour la « Haute qualité alimentaire ». C’est dans ce programme qu’apparaît aux côtés d’aspects tarifaires, sanitaires ou directement diététiques, l’ « éducation au goût ». Les actions ponctuelles, spectaculaires, s’inscrivent dans une politique à long terme voulue volontariste, sur les menus, les achats, et les habitudes… « mais nous ne sommes pas les seuls à participer à cette éducation alimentaire, les parents ont aussi d’importantes responsabilités, tout comme les enseignants. Après tout, il s’agit également de sciences de la vie. »
Vertueux, et bien dans l’air du temps, l’initiative « HQA » de l’Hérault devrait faire des émules.
D.B.
Deux limites :
Dans un monde parfait, on mangerait uniquement gastronomique dans l’Hérault… et à base de produits bio et de terroir ! Mais deux limites apparaissent rapidement : le coût des repas d’une part ; et le fonctionnement moderne qui veut que les préparations alimentaires soient réalisées à un même endroit, d’autre part. D’un côté, pas question d’augmenter le tarif en ne recourrant plus qu’à des produits évidemment plus rares et plus chers (au contraire même, le département voudrait homogénéïser le prix du ticket et si possible le baisser aux alentours de 3 € 10). D’un autre côté, le principe général des « cuisines centrales » (baptisées ici « UPC » - voir interview) oblige à des « liaisons froides » vers tous les collèges. En somme, tout ce qui est chaud est fatalement… du « réchauffé ».






