L’éco défi de nos assiettes (suite)
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Le quiz éco-défi de la Fondation Nicolas Hulot (suite)
4 - La part des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation s’élève à : 10%, 20% ou 30% du total des émissions mondiales ?
5 - La part de l’eau pompée à la surface du globe et utilisée par l’agriculture est de : 22%, 46% ou 73% ?
6 - Si un bœuf fournit 1 500 repas, combien pourraient en assurer les plantes à protéines utilisées pour le nourrir ? 3 000, 6 000 ou 18 000 repas ?
Les réponses, dans l’article !
Répercussions à l’échelle de la planète
Kilomètres. Le secteur agro-alimentaire « de la fourche à la fourchette et déforestation incluse, est l’activité la plus émettrice de gaz à effet de serre (GES) après celle de l’industrie de l’énergie » avec plus du tiers (soit + de 33%) des émissions mondiales souligne la Fondation dans sa réponse à cette 4ième question. Les Français consomment des aliments qui ont parcouru deux mille kilomètres en moyenne !
Ressources. 73% de l’eau pompée à la surface du globe est utilisée par l’agriculture intensive et seule une infime partie de cette eau (de l’ordre de 4 %) est véritablement absorbée par la plante. La dégradation des sols explique cette différence. L’excès de produits chimiques (engrais, pesticides) et l’irrigation intensive entrainent la disparition de nombreux micros organismes présents naturellement dans le sol et la terre devient moins fertile, encore plus gourmande en eau. Selon le rapport sur l’état de l’agriculture dans le monde, 35% des terres très dégradées dans le monde le sont à cause d’activités agricoles (Unesco). La mer est aussi touchée : plus de 75% des ressources halieutiques sont pleinement exploitées ou surexploitées c’est-à-dire au maximum ou au delà de la capacité biologique des espèces à se renouveler, alors menacées d’épuisement. La critique envers les modes de production intensifs actuels ne s’appuie pas uniquement sur des arguments écologiques. Si un bœuf nourri avec des plantes à protéines, à base de soja par exemple, fournit 1500 repas, la quantité de plantes utilisées pour nourrir ce bœuf pourraient assurer 18 000 repas. D’où cette autre question lancée dans l’Eco-défi, et si le bio pouvait vaincre la faim dans le monde?
L’enjeu de nos assiettes
Vaincre la faim dans le monde ? La réponse de la Fondation Nicolas Hulot à cette question est claire : si « vue d’ici, la question paraît saugrenue », il ne s’agit pas d’une idée folle de la Fondation mais… de « l’avis de la FAO, la très sérieuse organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ». L’agriculture bio n’est pas qu’une pratique de pays riches : 120 pays exploitent 31 millions d’hectares de manière biologique et le passage au bio est pour eux une solution pragmatique comme en Egypte où la pénurie et la pollution de l’eau ont favorisé ce changement de pratiques. En plus du bénéfice écologique, la FAO souligne les avantages socio-économiques du bio : en préservant la qualité des sols, un pays renforce sa capacité à s’approvisionner en aliments, la qualité des produits améliore l’apport en nutriments des populations et le bio permet le “développement de systèmes alimentaires autonomes performants” note la FAO c’est-à-dire par exemple, qu’une famille peut créer son potager ou verger et se nourrir bien et à moindre coût.
Agir pour soi sans se limiter au bio. «On peut être écolo aussi par égoïsme : en modifiant nos comportements alimentaires on agit pour la santé de la planète mais d’abord pour la sienne, elles sont indissociables » souligne Hélène Leriche, conseillère scientifique à la Fondation Nicolas Hulot. « L’homme est au bout de la chaine alimentaire et l’enjeu est bien sûr de manger des fruits et légumes mais surtout de consommer des produits sains tous les jours» ajoute-t-elle.
Que peut-on faire ? Acheter des fruits et légumes de saison et de proximité qui sont cultivés moins artificiellement sans pour autant être labellisées bio (les petits producteurs ne font pas toujours cette démarche). Choisir de la viande de qualité, des œufs et des poulets fermiers, ceux-ci, contrairement à ceux élevés en batterie, ne réduisent pas de moitié à la cuisson et auront meilleur goût… Limiter sa consommation de poissons surexploités comme le thon rouge… « Il ne s’agit pas de culpabiliser quand on consomme un plat surgelé mais de changer un peu ses comportements à sa mesure en achetant différemment dès qu’on le peut » explique-t-elle. S’intéresser au contenu de son assiette c’est aussi redécouvrir des goûts et des recettes.
A voir : le site de la Fondation Nicolas Hulot et notamment le site « des fraises au printemps » : les enjeux de notre assiette, les outils utiles comme le coach de courses et les fiches pratiques sur les poissons à privilégier et… des recettes de chefs ! Relevez l’éco-défi en répondant aux 60 questions !






