1, 2, 3, 4, 5 gènes - suite
Pour cette vaste étude, Philippe Froguel, directeur de recherche CNRS, et David Meyre, chercheur INSERM, se sont associés à leurs homologues de l’Imperial College britannique. Le génome entier de 2 796 volontaires français, tous bénévoles, a d’abord été balayé : un échantillon constitué pour moitié de sujets minces, et pour moitié de personnes présentant une obésité familiale sévère (les puces à ADN testent jusqu’à un million de mutations en une seule expérience !) Enfants et adultes étaient également
à parité, dans les deux populations.
Scénario catastrophe
L’équipe de Philippe Froguel
(Institut Pasteur de Lille - CNRS) s’attache depuis 15 ans à mieux comprendre les bases moléculaires du diabète de type 2 et de l’obésité présente chez 80% des diabétiques. Elle a mis ainsi en évidence plusieurs gènes essentiels dans le contrôle de l’appétit alors même que l’obésité progresse dans le monde « de façon épidémique ».
Sombre perspective : les diverses complications de santé associées à l’obésité (diabète de type 2 maladies cardio-vasculaires, cancer) pourraient… « pour la première fois dans l’histoire, amener à une espérance de vie de nos enfants plus faible de plusieurs années que celle de leurs parents ».
Clairement : une telle mortalité de masse qu’elle plomberait les statistiques démographiques, jusqu’à démentir les prodigieux progrès nés des politiques sanitaires et de la médecine.
Faut-il rappeler qu’au même moment, certains économistes prévoient, eux, pour la première fois, suite à la crise économique, une richesse moindre que celle des parents pour la nouvelle génération ? Ce sera tout ? Ou bien l’on rajoute tout de suite la limitation des ressources, la pollution, la baisse de fertilité et le réchauffement climatique ?
Hum… Vivement 2100 !
Puis les mutations génétiques les plus susceptibles d’entraîner l’obésité ont été explorées, analysées et évaluées, chez 14 000 échantillons de Français, de Suisses, d’Allemands ou de Finlandais (des chercheurs de ces pays, mais aussi du Canada, ont collaboré à l’étude). Résultat : confirmation. Voir également le site du CNRS
D.B.
- Appel à volontaires -
Désormais, la poursuite des études et des recherches est conditionnée par un échantillon d’ADN plus grand encore. Indispensable ! Pour participer, se renseigner au 0800 02 04 12 (appel gratuit depuis un fixe).







