Un Observatoire du cancer
L’Observatoire Européen du Cancer (OEC) a depuis le 5 mai son site Internet. Accessibles au grand public, il permet de connaître, par pays européen et par type de cancer, le nombre de cas constatés en Europe.
Epidémiologie européenne du cancer
Réalisé par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’une des plateformes du Cancéropôle Lyon Rhône-Alpes Auvergne (CLARA), cet Observatoire Européen du Cancer (OEC) a été financé par le Département du Rhône et le Grand Lyon et réalisé avec l’aide de la Commission européenne pour recueillir les données épidémiologiques.
Ces données chiffrées sont aujourd’hui accessibles en ligne, en français et en anglais. Par type de cancer et par pays de l’Union Européenne, on peut ainsi connaître le nombre de cas et de décès en 2006. Ceux-ci sont exprimés pour 100 000 habitants afin de permettre la comparaison entre les situations dans les 27 pays de l’Union européenne, aux populations plus ou moins importantes. En France, le cancer le plus répandu chez les hommes est celui de la prostate, les femmes souffrant principalement de celui du sein.
Interprétation et prévention
L’objectif de ce site est de compiler et analyser les bases de données sur le cancer afin de dégager des tendances. Le site est “conçu pour être utilisable par des personnes n’ayant pas de compétence particulière en épidémiologie” précise-ton sur le site du CLARA, et notamment le grand public, les pouvoirs publics, les professionnels de la santé, les décideurs publics ou privés. Pour autant, l’interprétation des données n’est pas toujours évidente.
La partie “analyses” du site permet ainsi à tous les internautes de sélectionner les informations qui les intéressent (tel cancer, tel pays, tel sexe…) et de générer un tableau de tendances chronologiques, remontant jusqu’en 1953 pour certains pays comme le Danemark ou la Finlande. L’interprétation des résultats obtenus n’est pas pour autant aisée pour les non initiés, de nombreux facteurs clés entrant en jeu. Ainsi, l’amélioration du dépistage de certains cancers accroît le nombre de cas constatés, les politiques publiques pouvant au contraire expliquer en partie une réduction du nombre de cas pour d’autres types de cancer. Ces tendances, ont en tout cas le mérite de permettre de comparer les situations en Europe, de nous interroger et contribueront peut-être à développer des politiques de prévention et de dépistage précoces encore plus pertinentes.
Aujourd’hui en France, le triste titre de cancer le plus mortel revient au cancer du poumon. Également l’un des cancers dont on sait, qu’en agissant sur le tabagisme et sa prévention, on pourra diminuer l’incidence.
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