Sale et en bonne santé ?
Une étude menée en Grande-Bretagne sur des porcelets tendrait à prouver qu’une trop grande propreté n’est pas forcément gage de bonne santé. Un environnement trop aseptisé empêcherait le développement des défenses face à certaines maladies.
Sale comme un cochon. L’équipe de chercheurs dirigée par le Pr Kelly de l’université d’Aberdeen ne préconise pas d’en arriver là, mais vient tout de même de démontrer qu’une hygiène excessive pouvait nuire à la santé. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié trois groupes de dix-huit porcelets.
Bactéries
Le premier groupe a vécu de façon habituelle, libre d’aller se salir à l’extérieur. Le second a vécu normalement mais sans avoir le droit de sortir. Le troisième groupe a vécu de façon isolée et a reçu des antibiotiques. Tous ont été tués à des âges différents pour étudier leur flore intestinale.
Résultat : plus les cochons étaient protégés du monde extérieur et des microbes, plus ils étaient fragiles. Les cochons du premier groupe avaient une flore intestinale plus riche en lactobacilles, des bactéries connues pour faire barrage à d’autres bactéries pathogènes. La proportion diminue avec le degré d’isolement.
Allergies et pathologies
Les chercheurs suspectaient depuis longtemps une hygiène trop grande de favoriser l’apparition d’allergies ou de pathologies comme la maladie de Crohn, mais cette étude à la première à montrer le lien entre hygiène excessive et maladie. Sans l’accès à certaines bactéries, l’organisme humain est incapable de produire des défenses immunitaires contre certaines pathologies. Pas une raison pour autant pour faire une croix sur le savon !







28 décembre, 2009 à 10 h 20 min
T’as vue mymy ce que je disais ! c’est moi qui avait raison ! tous des cochons et on vivra plus longtemps !!