Publicité et obésité
Interrogée ce matin sur RTL, Roselyne Bachelot, n’exclut pas des mesures plus “coercitives” si les publicitaires et professionnels ne jouent pas le jeu de la charte destinée à promouvoir de bons comportements nutritionnels.
Reçue ce matin par Jean-Michel Aphatie sur RTL, la Ministre de la santé est revenue sur l’abandon de l’amendement interdisant la publicité pour les aliments trop gras et trop sucrés aux heures de diffusion des programmes jeunesse.
Confiance
Suite à la discussion qualifiée de “extrêmement ferme” par Roselyne Bachelot avec les acteurs du secteur “c’est-à-dire non seulement l’industrie agroalimentaire mais les diffuseurs, les producteurs d’émissions de télévision ou de radio”, la Ministre déclare faire “confiance à cette démarche volontariste” qui est une “démarche de contraintes avec, par exemple, des réductions très importantes données par les producteurs aux messages de Santé Publique, des émissions destinées à la jeunesse faisant la promotion d’une nourriture équilibrée de l’activité sportive”. La Ministre précise que “des chartes nutritionnelles” sont également élaborées avec les grands acteurs de l’industrie agroalimentaire.
Surveillance
Jusqu’où va cette confiance ? “J’ai bien dit à tous ces acteurs de la filière qu’ils étaient sous contrôle” déclare Roselyne Bachelot. “Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel va surveiller que quantitativement, on tient bien les engagements et qualitativement que ces messages qui font de la promotion nutritionnelle, donnent bien des messages qui vont faire de l’éducation à la santé” ajoute-elle. Elle conclue “rendez-vous dans un an ; et si je vois que ça ne va pas, nous passerons par des mesures plus coercitives”.
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