Obésité et pauvreté
Les adolescents californiens les plus pauvres souffrent trois fois plus d’obésité selon un rapport publié par le UCLA Center for Health Policy Research. Ainsi, 21% des ados issus des milieux les plus défavorisés souffrent d’obésité contre 8% des ados issus des milieux les plus aisés. La Californie dénombre 480°000 ados obèses.
Ce rapport s’appuie sur l’enquête de santé CHIS, California Health Interview Survey, pour laquelle 4°000 ados et 43°000 adultes de Californie ont été interrogés en 2005. La notion de “milieux les plus défavorisés” correspond, pour une famille de 4 personnes, à un revenu annuel inférieur à 19°971 dollars et celle de “milieux les plus aisés” à un revenu annuel supérieur à 59°913 dollars. La proportion d’ados obèses chez les plus pauvres (21%) est presque trois fois plus importante que celle trouvée dans les milieux les plus riches (8%)…
Les facteurs de risque d’obésité, bien connus, toucheraient ainsi plus les milieux pauvres que les milieux aisés. Les auteurs du rapport notent plusieurs phénomènes expliquant le fléaut de l’obésité : l’augmentation de la consommation de sodas sucrés et le succès des fasts-food, une diminution du nombre de repas pris en famille (a priori plus équilibrés) et, en parallèle, une réduction du temps consacré au sport au profit de celui passé devant la télé. Les mesures proposées par les auteurs consistent à limiter l’implantation de fast-food et au contraire à aider à l’installation de restaurants servant une nourriture plus saine, à informer les jeunes et leurs parents sur la santé, à promouvoir les diners en famille et le sport et au contraire à alerter sur le danger de l’inactivité physique notamment lorsque l’on abuse de la télévision…






