Moins de pesticides en Europe
Les députés du Parlement Européen ont adopté hier un texte qui va interdire l’utilisation des pesticides les plus dangereux. Vingt-deux substances cancérigènes, nocives pour la reproduction ou néfastes au système endocrinien vont perdre leur autorisation de mise sur le marché. L’effet ne sera pas immédiat.Ces substances pourront être utilisées jusqu’à expiration de leur autorisation de mise sur le marché de 10 ans et, au cas par cas, si elles sont la seule solution face à une menace sur la santé des plantes. Si certaines substances seront interdites dès 2009, d’autres disposent d’une autorisation de mise sur le marché valable jusqu’en 2018.
Le Parlement européen se félicite dans un communiqué du travail accompli depuis 1991, date de la première directive européenne où “plus de 800 substances actives étaient utilisées dans la composition des pesticides” alors que “désormais, la nouvelle règlementation réduit ce chiffre de moitié. L’élimination des substances les plus dangereuses pourrait amener à la prohibition de 22 substances supplémentaires“.
Les députés Verts se félicitent de l’adoption du texte, jugé comme l’un des plus restrictifs du monde et qui représente “une victoire des Verts et des environnementalistes qui ont su collectivement résister aux énormes pressions” de l’industrie, a souligné Monica Frassoni, co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen.







15 janvier, 2009 à 14 h 11 min
Interdire des substances supposées cancérigènes sans trouver d’autres alternatives efficaces, je trouve celà abérrant. On voit ici que les députés ne sont pas ceux à qui l’argent manque et qui ne font pas le sale boulot.
Quand ça reviendra trop cher de produire en France, et bientôt en Europe, avec la nouvelle PAC, on fera venir en masse des produits OGM du monde entier gavés de pesticides interdits depuis 20 ans chez nous.
Qu’allons nous y gagner?
Quand les firmes de l’industrie pétro-chimiques en auront assez de nos restrictions, elles iront s’installer dans les pays aujourd’hui émergeants, demain développés et nous ne serons même plus un marché rentable à leurs yeux.
Pauvre fou.