Lutte contre les hépatites
Dépistage. En ce 19 mai, 1ère journée mondiale de lutte contre les hépatites, le dépistage reste une priorité : 500 000 français sont atteints d’une hépatite et seulement la moitié d’entre eux en ont conscience.
Les hépatites B et C
Les hépatites sont des maladies infectieuses du foie responsables d’infections chroniques cliniquement latentes dont on identifie l’origine, une hépatite, que grâce au dépistage. Or, après des dizaines d’années d’évolution, les hépatites peuvent se compliquer en cirrhoses et cancers du foie.
Alors que l’hépatite B est une maladie sexuellement transmissible (MST), l’hépatite C se transmet principalement par contacts sanguins et touche surtout les usagers de drogues (seringues). En France, on estime à 280 000 le nombre de plus de 18 ans atteints d’une hépatite B et à 221 000 celui des patients souffrant d’une hépatite C.
En 2001, les hépatites ont entrainé 4000 décès en France, 1330 pour l’hépatite B soit une fois et demi le niveau de mortalité lié au SIDA et 2640 pour l’hépatite C.
Hépatite B, très contagieuse
“Le virus de l’hépatite B est extrêmement contagieux : dix fois plus que celui de l’hépatite C, cent fois plus que le sida” souligne la Fédération SOS hépatites. Le virus peut survivre dans du sang séché jusqu’à sept jours à une température de 25 °C.
Un vaccin existe pour se protéger. Si les contaminations se font essentiellement par relations sexuelles (rapport vaginal, anal ou buccogénital), les tatouages, piercing et l’acupuncture réalisés sans respect des règles d’hygiène (matériel à usage unique ou stérilisé à l’autoclave) mais aussi l’échange de rasoirs, boucles d’oreilles, brosses à dents sont également à risque pour les non vaccinés.
Le Plan national de lutte contre les hépatites virales B et C 200ç-2012, ambitionne de passer de 57 à 80 % de personnes dépistées pour l’hépatite C et de 45 à 65 % pour l’hépatite B. “La nécessité d’une relance de la vaccination contre l’hépatite B dans notre pays est une évidence” souligne professeur Daniel Dhumeaux, président du comité qui a élaboré le plan national hépatites 2009-2012, interrogé par le Point. Les “polémiques répétées” à l’égard de cette vaccination sont “sans fondement” ajoute-t-il. Seulement 42,4 % des adolescents étaient vaccinés en 2004.
Parlez-en à votre médecin traitant et faites le point avec lui sur vos vaccinations et leurs rappels.
Plus d’informations sur le plan national de lutte contre les hépatites 2009-2012, et sur ces maladies sur SOS hépatites.
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