Les gras trans au Canada
Selon les dernières mesures effectuées, le Canada fait des progrès dans sa lutte contre les acides gras trans, les « mauvaises graisses ». Des résultats toutefois encore insuffisants pour la Fondation des maladies du coeur.
Il existe quatre types de graisses ou acides gras : polyinsaturés, monoinsaturés, saturés et trans. Les gras trans sont présents naturellement dans certains aliments d’origine animale mais se forment aussi lors de la transformation industrielle des huiles liquides. Ces “mauvaises graisses” accroissent le risque de maladies cardiovasculaires.
En 2006, le Groupe d’étude sur les acides gras trans canadien a recommandé une limite de 2 % de gras trans par rapport au contenu total en gras pour toutes les huiles végétales, margarines molles et tartinables et une limite de 5 % pour les autres aliments. Selon les dernières données du Programme de surveillance des gras trans publiées vendredi 12 février, 80 % des aliments préemballés analysés respectent ces limites.
Le gouvernement “se réjouit” de cette nouvelle, satisfait que l’industrie soit parvenue à réduire le niveau des gras trans “en trouvant des solutions plus saines, sans toutefois augmenter les niveaux de gras saturés” a déclarée la ministre de la santé. La Fondation des maladies du cœur juge elle ces résultats “décourageants”. Sally Brown, première dirigeante de la Fondation des maladies du cœur du Canada et co-présidente du Groupe de travail sur les gras trans estime que “l’industrie alimentaire n’a pas de quoi se réjouir de ses efforts d’auto réglementation”. Certaines entreprises ne font pas suffisamment d’efforts volontairement et “l’heure est venue pour le gouvernement fédéral de réglementer la situation” ajoute-elle.
La Fondation rappelle qu’une consommation élevée de gras trans fait tripler les risques de maladie du cœur et cause au moins 3 000 décès cardiaques au Canada à chaque année.






