Iran, thé et cancer
Une étude montre que l’habitude iranienne de boire son thé brûlant dans la province du Golestan accroît le risque de cancer de l’œsophage. Le thé y est consommé immédiatement, à peine après avoir fait bouillir l’eau.
Thé bouillant
Les chercheurs de l’université de Téhéran se sont intéressés à la province du Golestan, au Nord de l’Iran, l’endroit du monde où l’on trouve le plus grand nombre de personnes ayant des cellules cancéreuses de l’œsophage alors qu’il y a peu de fumeurs et de buveurs d’alcool. Dans cette région, on est accros au thé… Brûlant.
Les scientifiques ont comparé les habitudes de 300 patients présentant des cellules cancéreuses de l’œsophage et de 571 patients en bonne santé, tous venant du même endroit et grands consommateurs de thé, en moyenne un litre par jour. Selon l’étude, publiée dans le British Medical Journal du 26 mars, ce n’est pas le thé qui est en cause mais la température à laquelle il est bu.
Ça brûle… l’œsophage
Rappelons que l’eau arrive à ébullition à 100°C… Boire son thé brûlant, au dessus de 70°C, multiplie par huit le risque de développer des cellules cancéreuses de l’œsophage. Déjà, lorsqu’on le boit très chaud, de 65 à 69 °C, le risque n’est plus multiplié que par deux. Ainsi, attendre un peu que le thé refroidisse suffit à éviter ce risque qui n’est pas lié à la consommation de thé mais bien à sa température excessive. Les études anglaises montrent que ces grands amateurs de thé déclarent boire leur boisson nationale entre 56 et 60°C.
Boire son thé préparé avec de l’eau bouillante dans les 5 minutes augmente par cinq le risque de développer des cellules cancéreuses de l’œsophage. Patienter en attendant que la température devienne tolérable fait disparaître ce risque. Il n’y a aucune raison de s’inquiéter si vous ne buvez pas votre thé si chaud que vous vous en brûlez la langue…
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