Décoder les aliments
Le ministère de la Santé et des Sports et l’Inpes lancent un nouveau dispositif d’information et de communication. Objectif : aider les Français à reconnaître où se cachent le gras, le sel et les sucres.
Pathologies
Les graisses, le sel et le sucre ne sont pas toujours là où on le pense. C’est le message que souhaite faire passer la nouvelle campagne lancée par le ministère de la Santé et l’Inpes, dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS 2).
Comme le rappelle le communiqué, les Français consomment trop de gras, de sel et de sucres et associé à un niveau d’activité physique insuffisant, cela contribue à l’apparition de certaines pathologies - maladies cardiovasculaires, obésité, diabète et ostéoporose- aujourd’hui très répandues.
MADAM
Pour aider les Français à savoir ce qui se cache vraiment dans leur assiette, un nouvel outil est donc mis à leur disposition : la Machine à décoder les ailments mystérieux (MADAM) qui compare une centaine de produits courants. Grâce à elle, vous pourrez savoir s’il vaut mieux tartiner votre pain de pâté ou l’agrémenter de chorizo, ou faire le bon choix entre un croissant et un pain au chocolat ! Une vraie mine d’informations.
Une série de spots télévisés diffusés depuis le 2 novembre complète le dispositif. Chacun met en scène un aliment dans un contexte surprenant pour montrer que l’on ne sait pas toujours ce que l’on mange. Ainsi, une femme dans un bistro sucre son café avec du ketchup.
Chartes
Par ailleurs, le ministère de la Santé et l’Inpes annoncent que 11 entreprises ont signé des chartes d’engagement auprès de l’Etat. Elles s’engagent ainsi à réduire l’emploi de sel, de sucres, de graisses saturées et d’acides gras trans dans la formulation des produits mis sur le marché.
Depuis la mise en place du premier PNNS en 2001, on note une consommation accrue de fruits frais et transformés (+ 16 % chez les adultes entre 1999 et 2007, + 12 % chez les 15-17 ans)et une diminution de la consommation de viennoiseries, pâtisseries et biscuits sucrés (- 9 % chez les 15-17 ans et - 19 % chez les 3-14 ans). Espérons que cette nouvelle campagne améliore encore les choses.
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