Cancer au bout du portable?
D’après une étude publiée dans le Journal of The National Cancer Institute, réalisée avec les données du Danemark, de la Finlande, de la Norvège et de la Suède, il n’existerait aucun lien entre l’utilisation du téléphone portable et le développement d’un cancer du cerveau.
Pas d’incidence sur le cerveau
Mobile or not mobile ? Une étude financée par la Société du cancer du Danemark vient battre en brèche les craintes qui se propagent au sujet du téléphone portable. D’après ces travaux, les téléphones portables n’auraient pas d’incidence sur le cerveau. Des conclusions qui vont à l’encontre de celles de nombreux chercheurs. En effet, de précédentes études ont alerté sur les dangers des ondes électromagnétiques des mobiles qui augmenteraient le risque de développer une tumeur au cerveau ou encore des maladies d’Alzheimer.
Faible augmentation de tumeurs
Les chercheurs danois ont étudié l’évolution du nombre de tumeurs au cerveau entre 1974 et 2003, sachant que les téléphones portables ont fait une entrée massive dans nos vies au milieu des années 90. Ils ont donc pu comparer les données avant et après l’arrivée du mobile. Leur étude a porté sur près de 60 000 personnes de plus de 20 ans qui ont souffert d’une des deux principales tumeurs du cerveau (gliome ou méningiome). Résultat : le nombre de cas récents n’a augmenté que de 0,5 % par an chez l’homme et 0,2 % chez la femme en ce qui concerne le premier type de tumeur. La croissance pour le second type de tumeurs en 30 ans est de 0,8 % chez les hommes et 3,8 % chez les femmes.
Une réserve pour les gros utilisateurs
Les chercheurs expliquent cette augmentation régulière par plusieurs facteurs. D’abord un meilleur diagnostic grâce à l’évolution des techniques (scanner et IRM) mais aussi l’augmentation de l’espérance de vie qui inexorablement entraîne une augmentation du nombre de cancers. Les chercheurs chargés de l’étude concluent que l’augmentation des cancers du cerveau ne peut pas être liée à l’utilisation du téléphone portable même si le risque ne peut être totalement rejeté en raison du manque de recul. Autre limite, les enfants n’ont pas été étudiés et ne rentrent donc pas en compte dans ces résultats. Une seconde étude massive est en cours (étude Interphone) et les premiers résultats coïncident, avec néanmoins une réserve pour les gros utilisateurs… Mieux vaut donc téléphoner avec modération!
Source Journal of The National Cancer Institute/ Photo© pixarno - Fotolia.com
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