Bourrelets et diabète
Le tour de taille, ou à défaut l’IMC, est le facteur de risque le plus pertinent pour identifier les personnes qui risquent de souffrir de diabète dans les neuf ans selon l’étude publiée hier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS).
Pour cette étude prospective DESIR (Données épidémiologiques sur le syndrome d’insulino-résistance), les médecins ont suivi pendant neuf ans une cohorte de 1 863 hommes et 1 954 femmes âgés de 30 à 65 ans au début de l’étude et vivant dans neuf départements français du centre-ouest. L’objectif était d’étudier l’évolution dans le temps de facteurs de risque du diabète.
A l’issue des neuf ans de suivi, 140 hommes et 63 femmes sont devenus diabétiques. « L’adiposité est la variable clinique la plus prédictive du diabète à 9 ans » concluent les auteurs*, cet excès de graisse étant constaté en étudiant le tour de taille ou, à défaut, l’indice de masse corporelle (IMC). Si le patient présente aussi d’autres facteurs de risques, on obtient un « score clinique très pratique pour le ciblage des actions préventives du diabète par le médecin généraliste » soulignent les auteurs.
Les variables prédictives pertinentes de survenue du diabète sont ainsi « le tour de taille et l’hypertension » auxquelles s’ajoutent « le tabagisme pour les hommes et les antécédents familiaux de diabète pour les femmes ». Les hommes de la cohorte étaient plus fumeurs que les femmes (31% contre 13%) ce qui explique probablement que le tabac n’était pas un facteur statistiquement représentatif chez les femmes. Inversement, les antécédents familiaux de diabète n’étaient significatifs que chez les femmes et non chez les hommes, l’hypothèse avancée étant que ces messieurs étaient moins au courant de l’histoire médicale familiale… Tabac et antécédents familiaux n’en sont pas moins des facteurs de risque.
Deux millions et demi de personnes sont traitées en France pour un diabète, selon les chiffres de l’institut de veille sanitaire (InVS.). Cette étude permettra une meilleure prise en charge des patients à risque avant que la maladie, aux complications multiples comme l’amputation d’un pied ou la cécité (respectivement 8500 et 1000 cas par an), ne se déclare.
A lire sur le Bloob : Obésité, quels risques pour ma santé ? Qu’est-ce que l’IMC ? A lire sur le site de l’InVS, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du mardi 3 mars 2009* auteurs de l’article et de l’étude : Sylviane Vol (Institut inter régional pour la santé) et Beverley Balkau, Céline Lange, Blandine de Lauzon-Guillain, Sébastien Czernichow, Martine Cailleau, Joël Cogneau, Olivier Lantieri, Jean Tichet







6 mars, 2009 à 6 h 42 min
Je, soussigné Olivier PERSIN -diététicien spécialiste de l’accompagnement nutritionnel du patient diabétique-, assure que la prise en charge diététique du patient diabétique se doit d’être améliorée : stop au plébiscite des glucides complexes et arrêtons de sonner l’hallali contre les glucides simples…