« La drogue, c’est illégal »
« La drogue, si c’est illégal, ce n’est pas un hasard », tel est le message que veut faire passer la nouvelle campagne d’information présentée vendredi 20 novembre par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, et Etienne Apaire, président de la Mildt. Mieux connaître la loi pour ne pas tomber dans le piège.
Accident mortel
Un jeune marié fume un joint adossé à un mur avec des copains. Celle qu’il vient juste d’épouser l’attend pour partir. Il la rejoint, hagard, et prend le volant. La voiture s’élance en zigzaguant et croise la route d’un camion, évitant de justesse un accident mortel.
A travers ce spot, l’un des trois diffusés à la télévision du 24 novembre au 13 décembre (et déjà visibles ici), la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), entend rappeler le cadre légal en matière de drogue, mais aussi de l’alcool, désormais interdit à la vente aux mineurs. Cette campagne s’articule autour de ces trois films, mais aussi d’annonces dans la presse et sur Internet.
La loi trop méconnue
Objectif de cette campagne : rappeler le cadre de la loi, trop méconnu par les jeunes selon la Mildt, pour faire de la prévention. L’organisme gouvernemental souligne le fait que « 49 % des personnes interrogées pensent que consommer du cannabis à leur domicile n’est pas interdit par la loi ; 32 % pensent que consommer de l’héroïne, de la cocaïne ou de l’ecstasy à domicile n’est pas interdit par la loi. » Et de conclure dans son communiqué : « Améliorer les connaissances du cadre légal peut participer à la prévention des consommations de drogues illicites, en particulier chez les plus jeunes. Ainsi, 39% des jeunes de 17 ans qui disent ne pas consommer de cannabis dans le dernier mois, l’expliquent par le fait que c’est interdit. »
Vente d’alcool interdite aux mineurs
Un volet de sensibilisation des mineurs à l’interdiction d’achat d’alcool avant 18 ans est également prévu, sous la forme de stickers et affiches mis à la disposition de la grande distribution, des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et des stations services. Un SMS sera envoyé à 30 000 jeunes le 27 novembre, pour les « interpeller sur les inconvénients de l’alcool ». Une volonté louable. Pas sûr cependant qu’elle suffise à contrebalancer les effets pervers de l’autorisation programmée de la publicité pour l’alcool sur Internet (voir ici sur le Bloob), media favori des jeunes.
Source www.drogues.gouv.fr
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