Un enfant sur quatre vit dans une famille recomposée ou monoparentale
Selon les chiffres de l’INSEE, désormais, environ 1,2 million de mineurs vit dans une famille recomposée (presqu’un enfant sur dix) et 2,2 dans une famille monoparentale. Au total, 3,3 millions d’enfants ne vivent plus avec leurs deux parents d’origine. C’est-à-dire un enfant sur quatre. L’étude paraît alors qu’un rapport sur l’autorité parentale est remis au Premier ministre.
La majorité des enfants de couples séparés ou divorcés ne vit pas dans une famille recomposée… mais dans une famille monoparentale. Sur ces 2,24 millions de mineurs, 85% habitent avec leur mère et seulement 15% (300.000) avec leur père.
Du côté des familles recomposées (580.000 familles), 600.000 enfants habitent avec leur mère et un beau-père, soit la moitié des 1,2 millions d’enfants y évoluant. 180.000 enfants vivent avec leur père et une belle-mère. La différence avec la somme totale s’explique par les 400.000 enfants nés dans le nouveau couple. C’est-à-dire un enfant sur trois dans la population considérée.
La grande majorité des enfants et adolescents vivent toujours avec leurs deux parents de naissance. Ils sont 10,25 millions dans ce cas, soit 75,4% des mineurs (et 82% des enfants de 0 à 6 ans). On dénombre enfin 320.000 mineurs vivant seul, en couple, ou chez un tiers, par les 13.590.000 enfants et adolescents français.
La progression des divorces et séparations face à la relative stabilité du nombre de familles recomposées peut laisser présager une montée en puissance toujours plus marquée des familles monoparentales. Sans doute le nombre d’enfants y vivant atteindra-t-il prochainement le double mathématique de ceux vivant en familles recomposées.
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On notera que les chiffres de l’Insee, portant sur 2006, ne sont pas cohérents, avec ceux de l’Institut national d’études démographiques, en 1999. Selon l’Ined, 1,6 millions d’enfants vivaient alors dans une famille recomposée et 2,7 millions dans une famille monoparentale. Le Monde notamment s’y réfère dans son article présentant la problématique du futur “statut de beau parent” à l’occasion de la remise du rapport Léonetti, le 7 octobre, et des polémiques sur l’homoparentalité (voir également La Dépêche).
Zoom sur les familles recomposées
Les familles recomposées sont légèrement plus âgées que les familles traditionnelles. Mais l’écart, surtout chez les femmes, est à peine sensible: 38,2 ans en moyenne contre 37,5 ans. C’est en termes de niveau d’études des parents qu’apparaît une différence un peu plus marquée: 20% mères de famille recomposée possèdent un diplôme bac +2 et plus, contre 32% de celles des famille traditionnelle. Même chose, chez les hommes: 19%, contre 27%. Cette différence se retrouve également en matière de chômage. Autre différence, dans les familles recomposées, la femme est une fois sur trois plus âgée que l’homme (ce n’est qu’une fois sur cinq dans les familles traditionnelles).
- Du côté des mères, l’Insee écrit: “en tenant compte de leurs caractéristiques sociodémographiques (nombre d’enfants, présence d’enfants en bas âge, diplôme, activité du conjoint), les mères de famille recomposée appartiennent alors plus souvent à la population active que les mères de famille traditionnelle. Mais elles sont toujours plus fréquemment au chômage.”
- Du côté des hommes, le maintien d’une parentalité masculine (nouvel enfant + garde de l’enfant du couple antérieur) aurait pu être intéressant à évaluer… à défaut, mais c’est une information passée totalement inaperçue, on peut dire que presque un enfant sur deux dans une famille recomposée vit avec son père, qu’il relève de sa garde (180.000) ou qu’il soit né du nouveau couple (400.000), soit 580.000 enfants sur les 1,2 million considéré.
- En moyenne, l’écart d’âge entre l’enfant le plus jeune et le plus âgé dans une famille recomposée est de sept ans, contre 3,3 dans les familles traditionnelles. Dans les familles recomposées, un enfant sur deux vit dans une famille de trois enfants et plus. Ces enfants nés d’une famille recomposée appartiennent plus souvent à une famille nombreuse (demi-frères, demi-soeurs), ce qui est logique.
D.B.
- La page de l’Insee consacrée à l’étude: “1,2 million d’enfants de moins de 18 ans vivent dans une famille recomposée”
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Sur les Echos, “Les familles recomposées n’ont pas le vent en poupe“
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Sur France Soir, “Familles patchwork, un nouveau modèle?“
Sur le Bloob
- Le niveau de vie par génération baisse : un tabou brisé par l’INSEE (voir en fin, la pauvreté des familles monoparentales)







12 octobre, 2009 à 15 h 24 min
Bonjour,
Cet article est tres interessant! On voit bien l’evolution de l’institution familiale et cela doit donner des melanges sympas!!