Ultra-violence scolaire
Les “tueurs d’école” se suivent, se multiplient, et en réalité… se ressemblent. Stupeur, psychose ou réflexion après le terrible massacre au collège de Winnenden, près de Stuttgart? Un adolescent de 17 ans a tué neuf élèves, trois enseignantes, puis trois passants.
Contrairement à certaines infos, le tueur dont on peut lire un portrait ici n’avait pas annoncé son geste, comme dans de nombreux cas. Cependant, les massacres en milieu scolaire se sont multipliés en quelques années. Un certain nombre, déjà ahurissant, en est recensé sur cette page de Wikipédia (qui a déjà inscrit celui de Winnenden)
Un article intéressant sur Cyberpresse analyse ces massacres qui semblent aléatoires et imprévisibles, mais présentent certaines constantes. L’éditorialiste s’appuie sur une étude menée à la fois par les Services secrets et le département d’éducation américains sur 37 événéments survenus aux USA jusqu’en l’an 2000.
« Tous ces actes, sans exception, sont précédés par des signaux précurseurs clairement identifiables », confirme dans la Dépêche, Jens Hoffmann, qui dirige l’institut Psychologie et sécurité près de Francfort, un psychologue qui a étudié plus de 30 tueries d’importance. Voir aussi sur le site du Nouvel Obs, l’article “le profil psychologique tourmenté des “tueurs d’école” qui insiste sur les troubles mentaux : “dépression suicidaire” notamment, et revient sur la fin à une caractéristique étonnante des massacres : ils touchent des villes moyennes, voire petites.
Fascination morbide

Sur le site du Courrier International, à lire, un papier très inquiétant sur les suites du célèbre massacre de Columbine : « Eric Harris et Dylan Klebold, qui ont tué 13 personnes dans leur lycée, sont l’objet d’un culte morbide sur Internet. Pour les ados américains victimes de brimades à l’école, ils sont désormais des personnages emblématiques »
A rapprocher de cette tuerie évitée de peu en Allemagne, en 2007… justement parce que des photos de Columbine avaient été repérées sur le site d’un des deux lycéens qui projetaient de tuer 17 personnes ?
Voir enfin, la « mauvaise plaisanterie » d’un étudiant français après le massacre de Winnenden (qui risque de lui coûter bien cher) et même si l’article est de mauvais goût, les raisons assez simples d’ailleurs pour lesquelles ces massacres sont aussi massifs. La France est “relativement” épargnée pour le moment par cette tendance à l’ultra-violence scolaire individualisée, mais sensiblement au même moment, l’intrusion d’une bande au lycée de Gagny fait réfléchir à une possible “bunkerisation” des établissements.
Convergence sécuritaire
L’atmosphère devient lourde… tandis que le mélange des genres et les amalgames simplificateurs menacent entre flambée des banlieues, gangs et voyous, agressions du personnel des établissements, élèves “tueurs psychopathes”, racket, insécurité des abords…
L’enjeu politicien de la sécurité, les inquiétudes locales, la course à l’audience et au sensationnalisme, entre autres, laissent présager d’une thématique de plus en plus présente.
D.B.
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