Trop de Johnny Hallyday, ne le tuez pas! - alternative
Trop de Johnny (Hallyday) tue le Johnny… Heureusement qu’il est immortel. Dernière tournée par ci. Dernier rôle (muet!… dans “Vengeance“) par là. Dernier concert, dernière apparition, dernière publicité encore par ici. Et dernières sensations : Johnny s’est fait tirer dessus en sortant d’un resto , et a joué à la roulette russe (tout comme il va jouer au poker). Johnny et le H1N1, même!!! C’est beaucoup. C’est trop. Et, en plus, on lui parle “tout le temps de sa mort“. On en prend même le risque, ce que confirme son réalisateur, Johnny… To (et pas Johnny two).
A le suivre, on finirait timbré… Ah non, c’est lui! Et c’est déjà fait. Avec un planche de dix timbres plus une photo qui arrive ce mercredi 20 dans les postes. Rien sur la Suisse et les impôts, cette semaine? Pas ou plus de conflit de droits avec les maisons de disque? Aucune nouvelle médaille, aucun nouveau titre honorifique? Suivre Johnny, c’est épuisant. La preuve! Le feu d’artifice est permanent (bien avant le 14 juillet promis). La solution : miser sur aussi riche sans doute, et grande valeur d’avenir… Cantona! Ils se sont croisés à Cannes. Passage de relais?
Pour se reposer de la Johnny-mania, on peut miser sur une autre star, plus discrète… mais d’un calibre majeur. Sans doute encore sous-estimée en France, la faute à une série noire dans son destin footballistique qu’on ne peut regretter néanmoins. Eric Cantona ne faisait pas partie des Bleus victorieux. Quelques purs et durs, malgré le titre de champion, en ressentent encore une brûlure amère. Qu’importe.
Il reste un roi, sinon un “dieu vivant“, en Angleterre… Nos fiers voisins n’oublient pas que selon la pub de Nike “66 fut une grande année pour le football anglais, Eric est né“. En France, il fait un “come-back” puissant… l’un de ces retours qui montrent qu’on n’était jamais parti. Les meilleurs!
L’actuelle génération d’ados n’a au mieux qu’une image floue de Canto, rebelle, pur et dur, entier (voire violent)… aucun doute qu’elle va s’affiner, s’affirmer. Un vrai placement d’avenir, à moins d’un nouveau tour de cochon du destin. Une superstar potentielle Cantona. Bien mieux qu’un people de plus. Une gueule, un tempérament et du talent.
“Je ne suis pas un homme,
je suis Cantona.”
La seconde vie de Canto est riche. Sa forte tête, son sens de la formule, son brio, sa fierté y font des merveilles. Et quel acteur, maître en second degré, jusqu’à se mettre en scène ou le faire faire. Revenant à Johnny, France Soir a titré que Cantona aura “fait mieux” à Cannes, en tant que vedette du film anglais Looking for Eric (A la recherche d’Eric) de Ken Loach. Un signe!
Les comparer, les mesurer l’un à l’autre, n’a pas vraiment d’objet. C’est plutôt un passage de relais. Si tout se passe bien, la future incarnation populaire du Coq français, pourrait se prénommer Eric. Ce serait d’autant plus plaisant qu’il n’est pas chauvin.
En attendant, on peut ressentir un peu d’agacement. “Too much Johnny“! (il n’a que 65 ans… laissez-le vivre encore un peu!) Et on peut aussi avoir envie d’un vrai papier quant-au… Canto!!!
D.B.
- Tiens, une petite envie de but du siècle? En vidéo
- Et ensuite, puisque la toile surabonde de critiques (favorables) de “Looking for Eric“… plutôt que d’en pointer une, revenir sur cet article de Télérama, reportage sur le tournage “L’homme qui aimait les fans”, un vrai beau papier “pour le meilleur”






