Portables, le Sénat étend l’interdiction aux collèges
C’esf fait, le Sénat vient de décider l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables dans les écoles maternelles, écoles primaires et…. les collèges! Le principe de précaution est passé par là… mais aussi un sondage à sensation. Reste encore un petit délai avant l’application de cette prohibition, le temps que le nouveau texte repasse devant les députés, puis qu’une circulaire du ministère de l’Education nationale soit rédigée.
Questions: comment l’interdiction sera-t-elle appliquée? Sur l’utilisation strictement, ou bien sur l’exhibition du téléphone… ou encore sur sa seule détention? Et quelles seront les punitions… voire les amendes, puisqu’il s’agira d’illégalité.
Sans doute, le récent sondage sur l’usage des téléphones chez les ados aura-t-il été la goutte qui fait déborder le vase. En tous cas, les événements sont conjoints. Une étude TNS Sofres réalisée pour l’association Action Innocence et l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), évaluait les utilisateurs de portable à trois ados sur quatre (73% des 12-17 ans; dont 49% des 12-13 ans) et relevait surtout que 47% d’entre eux avouent l’utiliser pendant les cours (29% des collégiens et 58% des lycéens)! Par la même occasion, 7% reconnaissaient avoir déjà filmé leur professeur… et 8% une bagarre.
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A noter: le même sondage TNS Sofres apprenait également qu’un ado sur trois dort avec son portable sous l’oreiller, tout en sachant que c’est déconseillé. Ils ne sont également qu’un sur trois à utiliser l’oreillette.
De leur côté, les effets sur la santé du téléphone portable restent un sujet polémique, même s’il semble qu’on en voit enfin le bout (…ou qu’il se rapproche!) Le Figaro rappelle que les conclusions d’une grande étude épidémiologique lancée en 1999 par l’Union européenne viennent d’être de nouveau reportés le mois dernier… mais qu’Outre-Atlantique un collectif de 40 chercheurs issus de 14 pays a lui lancé un “pavé dans la mare“, affirmant clairement que le téléphone portable peut augmenter le risque du cancer du cerveau, surtout chez les enfants.
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Le Sénat a également durci le texte en matière de publicité. Elle ne sera autorisée qu’auprès de consommateurs de plus de 14 ans… 12 ans était jusqu’alors l’âge retenu.
Parmi les réactions, la PEEP (parents d’élèves de l’enseignement public) se dit satisfaite de la décision du Sénat (AFP) à la fois pour des raisons de santé publique et de sécurité, mais se demande comment la loi pourra être appliquée: “dans une majorité de collèges, les règlements intérieurs interdisent déjà l’usage des portables, et pourtant les élèves les utilisent“.
Plus simplement, c’est bien “l’utilisation par un élève d’un téléphone portable” qu’interdit la mesure, comme le relève Europe1… Le texte “n’étant pas explicite quant à leur simple détention“, va-t-on vers une “libre interprétation” par le corps enseignant, s’interroge Clubic.
Et quand bien même les flagrants délits seuls seraient réprimés et non la détention dans l’enceinte scolaire… comment s’y prendra-t-on? Confiscation, punition scolaire, amende, travail d’intérêt général… (Pas la résiliation de l’abonnement, quand même?)
D.B.
- Sur Parents, “L’utilisation du portable à l’école bientôt illégale?“
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Sur Libération, “un ado sur deux utilise son portable en cours“ et sur le Parisien “une étude et des chiffres édifiants!“
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Sur l’Express, “les opposants aux antennes relais de plus en plus écoutés“






