Les cabines de bronzage officiellement cancérigènes
La revue médicale, The Lancet Oncology publiera en août une étude de l’Agence internationale de recherche sur le cancer (OMS) qui classe officiellement le bronzage artificiel par UV comme cancérigène et signale particulièrement un risque de cancer de la peau (mélanome) accru de 75% si l’on pratique avant l’âge de 30 ans. C’est la fin du règne du “soupçon” et de la cause “probable“. Avis à tous les adolescents, chez qui il s’agit de produire un “changement culturel“. Cependant, si la classification OMS passe du niveau 2, au niveau 1, il n’est pas certain que l’interdiction des cabines suive… du moins rapidement.
“C’est une victoire pour les dermatologues du monde entier“, commente Le Monde mais pour les cabines de bronzage artificiel, c’est sans doute la “mort du petit cheval” ou “la fin des haricots“… L’OMS vient de sonner le glas de la petite entreprise de bronzage en classant ces rayons ultraviolets (UV) dans la catégorie des cancérigènes les plus dangereux, à l’issue des travaux de vingt experts de neuf pays réunis en juin au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l’agence cancer de l’OMS basée à Lyon. Les voici causes certaines de cancer, au même titre que le tabac.
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Argument à sensation fréquemment relevé, les UV artificiels cotoient désormais au titre de la dangerosité l’arsenic, l’amiante, voire sur un blog de RTL… le gaz moutarde (employé comme arme de guerre en 14/18 et, pour mémoire, comme moyen génocidaire par Saddam Hussein)!
Cependant, alors qu’”aucune interdiction des cabines de bronzage n’a été demandée“, M6 indique incidemment les contradictions encore à l’oeuvre: le Syndicat français des Dermatologues rappelle qu’il ne faut pas dépasser 10 séances d’UV par an, prônant l’information plutôt que l’interdiction… tandis qu’Outre-Manche l’Association des lits à ultraviolets (The Sunbed Association) qui défend la “voix de l’industrie” exprime qu’une majorité des utilisateurs ne dépasse pas “20 séances par an“.
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Le communiqué de The Sunbed Association, en anglais, peut être lu ici ; il attire l’attention sur deux autres études (Newcastle -GB- et Luxembourg) évoquant des troubles “mineurs” ou “marginaux“.
Une mention
“bronzer tue”?
«Nous espérons que la culture dominante changera afin que les adolescents ne jugent pas nécessaire d’avoir recours aux cabines de bronzage,» explique au Figaro, Vincent Cogliano, l’un des chercheurs. Après l’avis scientifique, c’est désormais aux “agences sanitaires nationales de prendre les décisions qu’elles jugent nécessaires“.
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Une étude de 2008 en Allemagne (82 millions d’habitants), citée par l’AFP, estime à environ 14 millions, les Allemands de 18 à 45 ans pratiquant le bronzage artificiel… et au quart d’entre eux ceux qui ont commencé entre 10 et 17 ans.
Début juillet, après que l’Académie de médecine en a appelé aux pouvoirs publics sur le danger des cabines de bronzage, eSanté rappelait que le nombre de cas de mélanomes diagnostiqués chaque année a été multiplié en France, en 20 ans, par quatre chez les hommes et trois chez les femmes. Le site demandait demandait déjà: “à quand la mention ‘ bronzer tue ‘ sur les lits de bronzage?“ Pour éveiller les consciences, Développement durable n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins et titre : “Les UV reconnus coupables de… meurtre!“
D.B.
- Sur le JDD, “Les cabines à UV, comme l’arsenic“
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Sur Enviro2B “Les cabinets de bronzage inquiètent les médecins”
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Sur eSanté “Cabines de bronzage : attention danger!”
Sur le Bloob






