Antennes-relais : tout près, c’est mieux?
Le Parlement Européen préconise une distance minimum entre les établissements scolaires et les antennes de téléphonie mobile… pile au moment où une étude affirme qu’il vaut mieux être sous une telle antenne qu’à 300 mètres de distance (1.000 hors zone urbaine)!
Tiens, d’ailleurs, y a-t-il une antenne près de chez vous, de votre école, de vos équipements sportifs? Pour le vérifier, c’est simple : cliquez ici.
Alors que le Parlement Européen entend préconiser désormais une distance minimum entre les antennes qui émettent des champs électromagnétiques et les écoles ou établissements de santé (rapport d’initiative adopté le 2 avril) , une étude française vient de signifier qu’il vaut mieux vaut être situé sous une antenne de téléphonie mobile… qu’à côté.
L’ “effet-phare” d’un rayon oblique
Selon cette étude, l’exposition aux ondes est maximale à environ 280 mètres d’une antenne-relais de téléphonie mobile en zone urbaine, et à 1.000 m en zone péri-urbaine. C’est “l’effet-phare“, explique son maître d’oeuvre : le rayon d’émission est oblique par rapport au sol, selon un angle défini (les antennes étant plus basses en milieu urbain, cela explique l’exposition maximale à 300 m plutôt que 1.000 m).
L’étude réalisée par le CNRS et l’université de Besançon dans le Doubs, entre décembre 2005 et septembre 2006, est publiée par la revue britannique Occupational and Environmental Medicine. Elle est disponible (en anglais) ici ; elle ne juge pas du caractère nocif ou non de l’exposition aux ondes, mais montre que celle-ci varie beaucoup même à une distance identique du lieu d’émission… tout en restant sous le seuil de 1,5 volt/mètre (les opposants demandent, eux, 0,6 V/m).
Un impact sur le Grenelle des antennes?
Pour le contexte, France Info rappelle que deux jugements ont condamné récemment des opérateurs de téléphonie mobile à démonter leurs antennes en raison de l’incertitude sur leur impact sanitaire, et qu’un “Grenelle des antennes“ est prévu le 23 avril prochain pour “faire le point sur les connaissances scientifiques ainsi que sur les réglementations en vigueur“.
On peut ajouter que le 3 mars dernier, l’Académie de Médecine rappelait que “les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes” … et qu’on “ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé“.
D.B.
Et la FM?
Point intéressant : le traitement par la presse française ne rend pas compte du point soulevé par l’agence The Canadian Press, ici en français : l’exposition aux radio-fréquences des antennes FM en ville serait quatre fois plus fréquente que celle aux antennes de téléphonie mobile (GSM). L’étude réalisée dans le Doubs a vu les signaux FM dépasser le seuil de détection de 0,05 volt/mètre dans 12,3% des enregistrements, contre 3,1% pour les signaux GSM. La valeur maximale relevée était d’ailleurs un signal FM (1,47 V/m).
* * *

… Et si vous visitiez le BLOOB ?
- des articles de fond avec vidéo
- des sujets magazine
- des actus quotidiennes
- et… la revue de presse!







6 avril, 2009 à 7 h 54 min
cette etude ne vaut strictement rien concernant les habitants proche des antnnes relais il n’y a qu’a lire le niveau maxi relevé de 1.5V/m et les maximum sreleves sur cartoradio a proximité des antennes qui depassent largement cette valeur.
en aucun cas une personne habitant dans le lobe principal d’une antnne a 30 metre n’est expose a une statistique c’est une honte ce genre de conclusions
9 avril, 2009 à 12 h 25 min
Le truc de l’Académie de Médecine semble oublier royalement que des organismes officiels d’autres pays disent exactement l’inverse.
L’exemple étant le très officiel Conseil Supérieur de la Santé de Belgique qui a été à la base de la réduction des normes d’émission dans le le pays.
Le rapport complet (quasi une centaine de pages avec la réponse aux arguments des opérateurs et les annexes) peut être trouvé sur le site internet suivant: http://www.health.fgov.be/CSS_HGR
Dans le moteur de recherche interne mentionner “antennes relais”
28 octobre, 2010 à 14 h 13 min
Rapport accablant , à quand une sortie publique de ce genre de proces ?