(…/…) David face à Goliath ? - suite
« Cela reste compliqué et délicat, reconnait Francis, même quand les enfants sont déjà nos patients, il faut toute une préparation, y compris des parents, pour les faire entrer dans le réseau. » Bref, sur le terrain, on avance pas à pas espérant toujours une intervention la plus précoce possible. On se félicite comme Marie-Noëlle, que les chiffres nationaux « ne soient plus exponentiels, mais connaissent un plateau », tout en avouant « avoir du mal à s’en rendre compte au quotidien ».
Goliath publicitaire
Le brouillard tend tout de même à se dissiper. Francis se rappelle d’une des premières éditions de la journée nationale. Du chemin a été parcouru depuis une époque déjà héroïque avec des consultations sous des tentes, derrière des barrières de protection, en plein coeur d’une grande place de Rennes, capitale régionale. « Il fallait du courage aux parents et aux enfants, dans un tel cadre. » Anne-Marie note aussi que « les parents des nourrissons et jeunes enfants sont plus sensibilisés ». En particulier, complète Marie-Noëlle, « ceux qui sont eux-mêmes obèses et qui voient leur enfant en surpoids ». Reste ce motif de colère, auquel tous opinent : « les publicitaires continuent à se donner bonne conscience en poursuivant le matraquage pour les mêmes produits, simplement complèté de « mangez moins gras, moins salé, moins sucré ».
D.B.
(A lire également : La revue de presse de mercredi 21 janvier 2009)
L’interdiction TV fantôme
On y a cru, en février dernier : la publicité pour divers aliments et boissons favorisant le surpoids allait disparaître des programmes pour la jeunesse. L’affaire d’une concertation avec la branche, et de quelques mois. Avril était en ligne de mire. A défaut, des mesures législatives seraient même prises.
Le tout n’a pas « abouti » comme le rappelait ce même journal Challenges, lors de l’annonce de cette cinquième Journée nationale de lutte contre l’obésité infantile. Certains freins et oppositions tombent sous le sens, d’autres auront peut-être plus étonné. Ainsi le Conseil supérieur de l’audiovisuel est monté au créneau. On peut lire aussi l’argumentaire spécifique (fichier en format pdf) de l’Association des chaînes du câble et du satellite.
Aujourd’hui les discussions se poursuivent… Curieusement, lors de la polémique récente sur l’interdiction publicitaire d’entrée de soirée sur les chaînes nationales, le sujet n’a pas (ou presque pas) été évoqué. Pourtant la question de l’impact de la suppression des pubs sur la qualité des programmes était au coeur des débats. Une période de turbulences semble s’annoncer dans le PAF (paysage audiovisuel français). Mais la question de la publicité à 20h30, reposant celle de la mission de servic public audiovisuel, aura certainement un impact à terme sur le dossier. Dans ce petit texte, le magazine Elle rappelle l’enjeu par des arguments de bon sens…












