Un frein aux alicaments
L’Europe a décidé d’y voir plus clair dans les alicaments.
Mangez et vous irez mieux. C’est séduisant, porteur… et lucratif. Mais les promesses sont-elles solides ? En 2010, enfin, ce devrait être le cas.
En voila des bonnes choses ! Que de mérites ! Il suffit de manger et l’on guérira, ou presque… Du moins, on réduira son taux de cholestérol, on améliorera son transit intestinal, on calcifiera ses os, on stimulera ses défenses naturelles… Rien que pour la France, ce marché représente huit milliards d’euros au bas mot. Ce sont les « alicaments » . Ce secteur innovant et en forte progression (12 milliards espérés en 2012) est très disputé mondialement, plus encore dans un contexte de banalisation des produits et de crise.
Les produits laitiers mènent la danse, mais suivent progressivement les préparations enrichies en vitamines et minéraux et peut-être, demain, de véritables régimes dirigés contre une pathologie, ainsi des études sont menées par Numico sur la prévention d’Alzheimer.
Jusqu’à présent les industriels ne sont pas contraints de fournir les éléments scientifiques étayant leurs affirmations, au moment de la mise sur la marché. D’autre part, ces éventuelles évaluations après coup ne sont réalisées qu’au niveau national. Enfin, tout comme un train peut en cacher un autre, les qualités affichées tout en étant avérées peuvent dissimuler quelques wagons de vilains défauts : quelques omégas « magiques » compensent-ils un produit trop gras ou trop salé ? Autant de portes ouvertes à des abus en s’appuyant sur une information lacunaire des consommateurs ou leur impulsivité santé fait vendre.






