Soda rime avec surpoids
A consommer avec modération. Cette formule peut aussi s’appliquer aux boissons gazeuses. Une récente étude américaine montre en effet que les jeunes enfants qui consomment régulièrement des sodas sont plus exposés au surpoids à l’adolescence.
Calories vides
Inoffensives en apparence, les boissons gazeuses tant appréciées par les enfants et les ados sont en réalité de vraies bombes caloriques. Elles offrent un exemple parfait de ce que les spécialistes de l’alimentation appellent les « calories vides », c’est-à-dire des aliments sans aucune valeur nutritive, souvent très concentrés en sucre (ou en gras) sans pour autant contenir des vitamines, des fibres et des minéraux.
Ainsi, une seule canette de 355 ml de boisson gazeuse contient 42 grammes de sucre (soit neuf cuillères à café), ce qui correspond à 150 calories. Associée à des chips, des pizzas ou des frites, le mélange devient explosif sur la balance !
En outre, de nombreuses études mettent en évidence le lien entre la consommation de soda et le diabète. Celle menée par le Dr Ramachandran Vasa de l’Ecole de médecine de l’Université de Boston, montre ainsi que boire quotidiennement un soda augmente de 45% le risque de syndrome métabolique, perturbation physiologique qui prédispose fortement au diabète et aux problèmes cardiaques.
Risque accru de surpoids
Mais la publicité continue à vendre les bienfaits désaltérants de ces produits. Et les jeunes, cible privilégiée, sont toujours aussi friands de ces bulles sucrées, sans avoir conscience des conséquences. Pourtant, leur impact sur la santé est réel. Et plus que négatif.
Des chercheurs américains ont ainsi examiné le lien potentiel entre la consommation régulière de boissons gazeuses et le risque d’être affecté par un surpoids à l’adolescence. Pour ce faire, ils se sont penchés sur la consommation de lait, de jus et de sodas de 170 fillettes âgées de cinq ans et suivi l’évolution de leur poids pendant une période de dix ans.
Résultats sans appel : les enfants qui consommaient régulièrement des boissons gazeuses dès l’âge de 5 ans présentaient un risque accru de souffrir d’embonpoint à l’adolescence, alors que la consommation de lait ou de jus n’avait aucun impact.
Ainsi, 32% des jeunes filles de 15 ans qui buvaient 2 portions et plus de boissons gazeuses par jour dès l’âge de cinq ans présentaient un excédent de poids contre 18% pour celles qui n’en consommaient qu’une portion ou moins. Preuve, s’il en fallait encore une, que les bulles doivent être réservées à des situations exceptionnelles.
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Première photo © Graça Victoria - Fotolia / Photo de Une et deuxième photo: bajstock
Première publication le 6/10/09 dans la rubrique Les Faits du Jour






