Polémique sur une taxe “malbouffe”
Une proposition de la mission parlementaire d’information sur la prévention de l’obésité a énervé les industriels de l’alimentation : augmenter la TVA sur les aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés pour lutter contre l’obésité.
Les ministres du travail et de la santé, Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, ont rejeté la proposition qui entraînerait une hausse des prix. La députée présidente de la mission, Valérie Boyer, s’est expliquée : “pas d’augmentation de taxe sur certains aliments sans diminution de taxe sur d’autres” comme les fruits et légumes. Et donc pas de baisse du pouvoir d’achat du consommateur qui choisirait d’acheter davantage d’aliments bons pour la santé et moins des autres…
Pour Valérie Boyer il ne s’agit pas de “stigmatiser” les aliments trop gras/sucrés/salés, mais “il faut apprendre aux Français à maîtriser leur apport calorique et à le gérer par rapport à leur activité physique” et “accompagner les industriels pour qu’ils proposent des produits qui soient beaucoup plus positifs pour la santé”.
La commission des affaires culturelles, familiales et sociales a entériné ce rapport et 11 associations du collectif anti-obésité “Protégeons nos enfants”, inquiètes de la “pression des lobbys”, ont appelé le gouvernement et le parlement à “transformer l’essai en traduisant sans délai les propositions de la mission d’information en mesures législatives concrètes”.
Affaire à suivre…






