Roi du sandwich!
Leader du sandwich industriel, Daunat réinvente ses offres bien au-delà du basique à 2€ en grande distribution. Recettes exotiques et sandwiches allégés se multiplient… Le “snacking” bouge.
Le nouveau “snacking”? Le terme est flou… Derrière lui apparaît en fait tout ce qui se substitue au repas traditionnel: les en-cas et barres coupe-faim (chocolatées ou substituts), les repas sur le pouce, le fast-food et la vente-à-emporter, les plateaux-télés tout prêts, voire le grignotage improvisé du “geek” devant son ordinateur… Une vraie nébuleuse où s’inscrivent également pizzas, kebabs et pâtes désormais.
Jusqu’à en oublier les bons vieux sandwiches? Certainement pas. Ce marché dominé à 41% par les sandwicheries(*) est en plein boom: 3,8 milliards d’euros en 2007 pour 1,2 milliards d’unités. Sans doute est-il plus important encore: Le Point évaluait sa croissance l’an passé à +11%, faisant état de son côté de 1,8 milliards de sandwiches, en 2008: “huit fois plus” que de hamburgers!
Parmi les grands acteurs du secteur, Daunat, un poids lourd dont nous avons rencontré le directeur marketing, Patrick Lefranc (voir vidéo). Réparti sur trois sites pour couvrir le territoire national, Daunat réalise 170 millions d’euros de chiffres d’affaires, emploie 1.000 salariés, et diffuse plus de 100 millions de sandwiches chaque année en grandes surfaces, épiceries de proximité, stations-services, gares, TGV…
L’assembleur de sandwich
se met au light
Objectif: “faire du sandwich, un moment de plaisir” et coller à un consommateur multiforme, nomade, et de plus en plus varié: de la petite faim sur autoroute au repas principal du travailleur de force, du visiteur festif d’un parc d’attraction au salarié recourrant au distributeur automatique.
Daunat, venu du pain, entend maintenir de hauts standards de qualité: du poulet français uniquement, par exemple, 100% frais… ou encore des végétaux non OGM, achetés sur pied en coopérative, parés et lavés en atelier. Boulanger industriel, Daunat est en quelque sorte un “assembleur“.
Ici, on suit les mutations du snacking en multipliant les types de pain (de mie, suédois, focaccia) et en explorant de nouvelles recettes. Parmi celles-ci, les sandwiches du monde (comme le pita/fromage de brebis/tatziki) ou les formules à moindres calories (les sandwiches “baguette viennoise“, achetés à 75% par des femmes, affichent désormais une mayonnaise à 20% de matière grasse). Aux deux extrêmes: le sandwich événementiel au foie gras, réalisé pour Total à Noël… et les sandwiches labellisés Weight Watchers (répondant strictement au cahier des charges).
Un regret, les difficultés d’approvisionnement régulier en farine spécifique pour maintenir l’offre de sandwiches bio abandonnée trois ans après son lancement en 2001.
Pour l’instant, 80% des ventes s’effectuent encore sur les recettes traditionnelles: jambon-beurre (avec ou sans fromage); poulet; thon… mais demain?
D.B.
(*) Chiffres Gira Foodservice 2008, communiqués par Daunat
- A voir sur Fureur des vivres “le sandwich est un marché“
- Sur Dailymotion, le clip étonnant réalisé avec les employés de Daunat sur la musique des Wampas (et l’article sur Le Télégramme “Les salariés jouent les hommes-sandwichs“ )
-
Le site Daunat : sandwiches et engagements
Sur le Bloob







10 septembre, 2009 à 16 h 43 min
En plus c’est bon
*Miam au saumon fumé*