David face à Goliath ?
Sensibiliser à l’obésité infantile : un travail difficile, délicat, où chaque petit pas compte. Sur le terrain, on ne baisse pas les bras. Mais devant la complexité de l’action, on ressent cruellement la pression publicitaire et son hypocrisie.
Marie-Noëlle, Francis, Anne-Marie sont trois pédiatres libéraux s’investissant dans la sensibilisation. Pas toujours facile, au contraire. Ce samedi 10, ainsi que leur collègue Georges, ils ont donné de leur temps pour animer une exposition et un centre de dépistage, avec consultations, à Saint-Malo. Dans la semaine, Marie-Noëlle avait déjà participé à un stand de rencontres autour de l’alimentation dans la galerie marchande d’une grande surface : « c’étaient surtout des ados sans problème de poids qui se sont présentés, dont plusieurs jeunes filles heureuses d’être rassurées ».
Au centre de dépistage du samedi, l’affluence n’était pas vraiment au rendez-vous non plus. Dommage. Quelques bons points quand même, comme cette petite fille de 5 ans fascinée par les panneaux d’équivalence traduisant la canette de Coca ou la viennoiserie en morceaux de sucres. Un message qui est passé. De même pour cet IMC de petite fille en limite supérieure de courbe à 18 mois, qui aura bien été noté, en espérant une comparaison ultérieure avec les chiffres précédents. Et ainsi de suite.
Psychologique
Des petites touches. Des petits pas. Autant d’avancées modestes qui s’ajoutent les unes aux autres tandis que l’action locale se développe et commence à porter ses fruits. Les consultations médicales se prolongent par le réseau Pipop articulant éducatrice sportive, psychologue, nutritionniste, et proposant séances collectives ludiques, rencontres dans des lieux non-médicaux, suivi individuel. Pas si facile non plus à mettre en action. Surtout psychologiquement.






