Binge drinking, face au coma

Dans une fête, un copain sombre dans l’inconscience… que faire ?

> Bière de 50 cl à double titrage pour les garçons ou alcool sucré pour les filles… Méfiez-vous. Avant l’addiction et les séquelles, on peut mourir d’alcool.

> Frédéric Bidault, de l’association Portia qui lutte contre l’alcool et ses excès auprès des jeunes. explique ce qu’il faut savoir pour éviter le pire.

« Ne jamais laisser quelqu’un d’ivre mort sans surveillance » et vérifier par des « petites claques » qu’il ne sombre pas dans le coma. « Toujours l’allonger sur le côté » (idéalement en « position latérale de sécurité »). Et « jamais sur le dos »… (là, c’est le risque mortel immédiat !) Ne pas attendre pour appeler les urgences, les pompiers ou un médecin de garde. Voila ce qu’il faut retenir avant tout si vous êtes confronté à un endormissement en état d’ébriété avancé.

La bière, alcool dur

Ce sont les trois règles en situation de danger sur lesquelles insiste Frédéric Bidault de l’association de prévention Portia, confrontée sur le terrain à montée du «
binge drinking » dans les soirées et fêtes votives du Sud de la France, notamment à la multiplication des comas éthyliques chez les jeunes filles en particulier. On boit plus, plus vite, et plus alcoolisé pour se « défoncer ».

Outre les alcools forts très sucrés chez les filles, Frédéric Bidault souligne la traîtrise de la bière, particulièrement promue dans les fortes contenances (50 cl) aux nouveaux titrages : plus de 8, voire 11 degrés : « les jeunes en sont très friands, mais pour nous, c’est le plus dangereux des alcools, celui qui fait maintenant le plus de dégâts. La bière contient beaucoup de sucre et cela démultiplie les effets. » Il rappelle que les alcooliques, malades pathologiques de l’alcool, disent très souvent « moi, je ne bois pas d’alcool, je ne bois que de la bière. » Mais que d’un autre côté, ce type de bière est utilisé par « les héroïnomanes en manque ». Devant les publicités urbaines en 4 mètres par trois pour les bières à fort titrage, Frédéric Bidault est consterné : « On suit ensuite des gamins qui sont accrocs à ce type de produit, c’est dramatique. »


Semaine ou week-end ?

Si le mercredi, tu penses déjà aux fêtes alcoolisées des vendredis et samedis. Si le jeudi tu les organises. Si le dimanche, tu en dégrises. Si les lundis et mardis, tu en parles. Alors, tu vis déjà toute la semaine en fonction de l’alcool. Et tu te mets à la merci du binge drinking… jusqu’au risque de dérapage

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